Azoulay : «Les régions qui gagnent savent unir leur Nord et leur Sud»

Les régions qui «gagnent sont celles qui savent unir leur Nord et leur Sud», a affirmé André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président de la Fondation «Anna Lindh». Dans un article intitulé «Retrouver la Mare Nostrum» et publié dans un hors-série (juillet) du magazine «Les Cahiers de la compétitivité», M.Azoulay souligne que «vérifié dans les Amériques (Alena) et en Asie (ASEAN), ce constat du réalisme et du bon sens, le Maroc l’a fait depuis bien longtemps». «Il l’a fait sans frilosité, sans état d’âme et avec une constance qui mérite d’être méditée quand on sait que nos premiers accords préférentiels avec l’Union européenne ont été négociés dès la fin des années 1960», précise le conseiller de SM le Roi. Près d’un demi-siècle plus tard, a-t-il ajouté, «s’ouvre enfin le dossier de ce que sera le périmètre politique et institutionnel qui donnera au partenariat euro-méditerranéen la perspective politique et pourquoi pas la finalité stratégique qui lui a fait défaut jusqu’à présent». «C’est le projet d’Union de la Méditerranée désormais qualifié de Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée» (UPM), a expliqué M. Azoulay pour qui «revue et corrigée, cette synthèse est pragmatique, consensuelle et légitime». Le président de la Fondation «Anna Lindh» se dit, à cet égard, particulièrement heureux que ce soit sur «la rive Sud de la Mare Nostrum que ce débat essentiel sur l’Euro-Méditerranée de demain se développe et s’affine». «Il ne se passe pas de semaine, a-t-il relevé, sans qu’à Rabat, Tunis ou Alger des hommes politiques, des experts, des universitaires et des journalistes venant des deux rives de la Méditerranée se retrouvent très nombreux pour apporter leur contribution aux dossiers politiques, économiques et socio-culturels qui vont déterminer l’adhésion de nos sociétés civiles à ce grand dessein qui se profile». Le Conseiller de SM le Roi a estimé, dans ce contexte, qu’«aucun chantier de cette sensibilité, politique, historique, culturelle et spirituelle, n’a pu trouver équilibre et pérennité en évoluant et en fonctionnant en dehors de l’implication et de l’adhésion des hommes et des femmes dont il veut façonner ou organiser la destinée». Après avoir rappelé que le Processus de Barcelone est né de la dynamique créée par le Sommet pour la Paix au Proche-Orient, réuni en 1994 à Casablanca, M.Azoulay a fait remarquer qu’«en faisant d’une autre paix à inventer au Moyen-Orient, l’un de ses objectifs prioritaires, l’Union pour la Méditerranée n’en sera que plus forte». Et de conclure que l’UPM «gagnera en légitimité si elle sait être audacieuse, créative et cohérente avec les valeurs de justice, de dignité et de respect mieux partagé qui sont le vrai fondement de l’héritage méditerranéen que nous prenons la responsabilité de revendiquer».

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