Mauritanie : six ans de travaux forcés pour un prévenu accusé de terrorisme

La Cour criminelle de Nouakchott a condamné dimanche à six ans de travaux forcés un prévenu jugé pour actes de terrorisme, au premier jour d’une session où seront également jugés trois Mauritaniens pour l’assassinat de quatre Français, a-t-on appris de sources judiciaires. «Le verdict est tombé pour le premier (prévenu) à avoir comparu, Abdallahi Ould Mohamed Sidya. Il écope de six ans de prison avec travaux forcés», a déclaré son avocat Ahmed Ould Ely, au sortir de l’audience. Abdallahi Ould Mohamed Sidya a également été condamné à payer une amende de 2.500.000 ouguiyas (7000 euros), a annoncé le parquet dans un communiqué Parvenu à l’AFP.  Il est accusé d’avoir «planifié des actes terroristes sur le territoire mauritanien». Le Parquet avait requis contre lui 30 ans de prison ferme et la confiscation de tous ses biens. Il a plaidé non coupable, réclamant durant l’audience sa remise en liberté pour «s’occuper de l’éducation de ses six enfants». «Nous estimons que ce verdict est très dur et ne correspond pas aux faits jugés par la Cour. Bien sûr, nous ferons appel dans l’immédiat contre ce jugement arbitraire», a affirmé son avocat. Au total, 21 personnes doivent comparaître devant la Cour criminelle du tribunal de Nouakchott pour des affaires liées au terrorisme dont 12 dans le cadre de l’assassinat des quatre Français à Aleg (sud de la Mauritanie) fin 2007. Parmi les 12 prévenus dans l’affaire des quatre touristes français, figurent trois jeunes Mauritaniens affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui doivent comparaître ce mardi, a déclaré à l’AFP une source judiciaire. Ces trois jeunes Mauritaniens sont accusés d’avoir tiré sur cinq Français le 24 décembre 2007 à l’est de la ville d’Aleg, tuant quatre d’entre eux et blessant grièvement le cinquième.

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