Un métier à hauts risques

Dimanche dernier, un cordonnier a poignardé mortellement un officier principal de la police à Fès. Selon des sources policières, l’officier, qui fait partie de la brigade d’assainissement dans le premier arrondissement, a été attaqué par le criminel au moment où il intervenait pour assurer la sécurité à une fille agressée par le même criminel dans les parages de Aïn Ennakbi.
Le cordonnier, agé de 25 ans, a asséné des coups mortels au policier, 42 ans, dans son ventre. Il a rendu l’âme sur le champ. Les éléments de la police ont procédé à l’arrestation du criminel dans la même journée. Lundi, ils ont procédé à la reconstitution du crime. L’année dernière, un policier en service au quartier Ben Debbab, dans la préfecture de Zouagha Moulay Yaacoub, avait blessé mortellement par balle un individu de 36 ans, qui l’agressait d’une épée pour venir en aide à son ami vendeur de drogue.
A Tétouan, un autre policier a été poignardé mortellement à l’enceinte du tribunal par un meurtrier. À l’ancienne médina de Casablanca, un officier de la police a failli rendre l’âme après avoir été attaqué par des trafiquants de drogue, il y a quelques mois.
A Berkane, pendant le mois du Ramadan de 2001, un gardien de la paix a été mortellement poignardé par un individu, alors qu’il intervenait pour empêcher un vol.
A Tan Tan, un autre policier a été tué alors qu’il intervenait pour mettre fin au tapage nocturne provoqué par l’agresseur, qui a été interpellé par la police. Il faut dire que s’il y a une régression du taux de la criminalité dans le Royaume qui demeure un pays de sécurité, au sens large du terme, voilà le prix. Les éléments de la police interviennent pour mettre hors d’état de nuire les criminels et réinstaurent le calme sur les lieux. La tâche n’est pas toujours aisée. Dans certains cas, ils sont la cible des malfaiteurs.

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