Driss Abba : optimiser la chaîne logistique

Driss Abba : optimiser la chaîne logistique

ALM :  Quel est le rôle de l’AMLOG et en quoi consiste son importance pour le secteur de la logistique ?
Driss Abba : La logistique est une fonction qui permet d’organiser au moindre coût le circuit des matières aboutissant à livrer au client le bien qu’il souhaite, au moment très précis. Malheureusement au Maroc, il y avait un manque de prise de conscience de toute la chaîne logistique et cela bien sûr générait des répercussions sur la rentabilité et la pérennité de l’entreprise marocaine. C’est à ce moment que vient l’AMLOG (Association marocaine pour la logistique), qui a pour mission de fédérer tous les acteurs de la chaîne logistique au Maroc, défendre leurs intérêts et les représenter auprès des instances internationales.

Que peut apporter cette association comme valeur ajoutée au développement du secteur ?
Notre objectif primordial consiste d’abord à contribuer au développement de notre économie nationale, duquel on ne peut parler sans que l’entreprise maîtrise bien sa logistique. Nous voulons donc promouvoir la logistique en tant que facteur principal pour la réactivité et la compétitivité de l’entreprise et ce via la sensibilisation de tous les acteurs de la chaîne logistique, ainsi que la formation et l’information des opérateurs. La raison pour laquelle nous organisons régulièrement des conférences et séminaires en logistique, nous soutenons toutes rencontres en logistique au Maroc et nous participons à des manifestations et des séminaires internationaux, et c’est ainsi qu’il y a un échange des expériences et des expertises entre les professionnels du secteur.

Quelles sont vos apréciations quant à l’avenir de la logistique au Maroc ?
Certes, dans la conjoncture économique actuelle, les prévisions sont difficiles, mais les opérateurs marocains sont aujourd’hui conscients des enjeux de la mondialisation et l’ouverture des marchés par la signature des accords de libre-échange : avec l’Union européenne, les Etats-Unis, la Turquie et l’accord d’Agadir avec certains pays arabes.
Ceci dit, l’optimisation de la chaîne logistique reste la condition sine qua non  pour être compétitif à domicile et à l’échelle internationale. Ceci ne peut être effectué qu’à travers les principes de juste à temps et la satisfaction aussi bien qualitative que quantitative qui va au client du client jusqu’au fournisseur du fournisseur. Et là, on remarque qu’il y a une réaction de la part des opérateurs (même si avec un rythme un peu long). Certains commencent à gérer leurs flux physique et informationnel, soit via l’intégration de la chaîne logistique au sein de l’entreprise ou encore via l’externalisation pour se concentrer sur leurs métiers de base. Et cela prouve que le développement de la culture logistique est en croissance.

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