Enseignement supérieur privé : Comment trouver sa voie

Enseignement supérieur privé : Comment trouver sa voie

fini les examens du Baccalauréat et l’euphorie de la réussite. Maintenant, place aux choses sérieuses. Quel chemin prendre après le Bac ? Quel métier choisir? Quelle formation suivre? Autant de questions qui taraudent l’esprit des élèves et de leurs parents. Chaque année des milliers de lycéens arrivent à décrocher le sésame, mais peinent à trouver leur chemin.
Mauvaise orientation ou faute de moyens, certains d’entre eux finissent, par lassitude, par opter pour une formation sans un minimum de conviction pour se retrouver, quelques années après, désarmés face à un marché de travail de plus en plus concurrentiel. Un meilleur avenir commence donc par une bonne orientation. Si les grandes écoles publiques maintiennent toujours la barre très haut et restent très élitistes, il y a depuis quelques années des établissements d’enseignement supérieur privé qui proposent les mêmes formations permettant d’accéder aux mêmes postes professionnels. L’engouement pour ces écoles ne cesse de croître, en témoigne le nombre de plus en plus croissant des établissements et des étudiants. Pour l’année scolaire 2009-2010, le nombre des établissements d’enseignement supérieur privé a été de 192 contre 178 une année auparavant dont 79 à Casablanca, 35 à Rabat, 16 à Fès, 15 à Marrakech, 9 à Tanger et 7 à Agadir. 35.118 étudiants suivent leurs études dans ces établissements dont 15.694 à Casablanca, 7.775 à Rabat, 5.106 à Marrakech et 2.753 à Fès. La majorité de ces étudiants a opté pour des cursus universitaires qui mènent à des professions toujours demandées par le marché. «Les spécialités les plus demandées, et qui continueront à avoir de beaux jours devant elles, restent les classiques telles que la finance, la comptabilité, le contrôle, l’audit ou encore le marketing. Nous avons toutefois observé ces dernières années un enthousiasme plus prononcé pour des filières telles que le management international et la logistique», note Yasmine Benamour, administrateur du Groupe HEM.
Pour Mohcine Berrada, président du groupe L’Etudiant marocain, en termes de formation et d’enseignement, l’accent doit être mis sur les filières identifiées par le Pacte Emergence et les métiers mondiaux du Maroc, à savoir l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, le textile et cuir, et l’agroalimentaire.
A côté du développement des MMM, il y a bien entendu toutes les filières classiques qui ont encore un bel avenir devant elles. Il s’agit de la gestion des ressources humaines (DRH, responsable développement RH, gestionnaire des carrières, chargé du recrutement, responsable formation,…). Il y a aussi la grande distribution et la vente (directeur commercial, agent commercial, ingénieur commercial, technico-commercial, chargé de clientèle, chef de produit, télévendeur…), le tourisme (manager, directeur d’hôtel, restaurateurs, maître d’hôtel, chef réceptionniste, chef cuisinier, gouvernante… ), l’informatique (responsable réseaux, analyste programmeur, technicien de maintenance, administrateur de bases de données…), les télécoms où les besoins en ingénieurs et techniciens qualifiés sont loin d’être comblés. «Il ne faut pas oublier d’autres filières qui ne cessent de se développer telles que les énergies renouvelables, la santé, l’audit et le conseil. En fait, quelle que soit la filière, les besoins du Royaume sont loin d’être couverts et la demande de médecins, de cadres, d’ingénieurs et de techniciens ne risque pas de tarir», tient-il à préciser.n

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