Franchise : l’heure de la maturité

Franchise : l’heure de la maturité

Le 4e Salon International de la Franchise et du Commerce en réseau se tient du 27 au 29 mai 2004 à la Foire internationale de Casablanca. Organisé sous l’égide du ministère de l’Industrie, du Commerce et des Télécommunications, avec le soutien de la Fédération marocaine de la franchise, cet événement dure trois jours. Plus de 4 500 visiteurs étaient présents lors de la dernière édition. Le Salon offre l’opportunité à des milliers de franchisés potentiels d’entrer en contact avec de nouvelles enseignes. Pour les franchises, déjà implantées au Maroc, c’est aussi l’occasion de communiquer, de présenter leurs produits et éventuellement d’augmenter la taille de leurs réseaux.
La plupart des enseignes exposantes vendent des franchises durant le Salon. Plusieurs experts et spécialistes de la franchise sont conviés à l’événement. Ils apporteront conseil sur les principaux aspects du métier de la franchise: juridique, management, assurance, marketing… Des professionnels de l’implantation de la franchise au Maroc éclaireront les investisseurs sur les conditions économiques, juridiques et financières pour un meilleur développement. Au Maroc, la franchise est en pleine expansion. C’est un mode de commerce qui a le vent en poupe, avec des taux d’échec assez limités (autour de 10%), inférieurs à ceux de la plupart des pays du bassin méditerranéen.
Après une première vague d’implantations qui s’est accélérée ces dernières années, les professionnels du secteur pensent que la prochaine tendance pourrait bien être le développement des réseaux à travers tout le pays. Plus de 70% des enseignes ont en moyenne cinq lieux de commerce.
Autre mouvement à encourager: la tendance de certaines grandes entreprises marocaines de passer à la franchise. Les exemples de Mobilia, marque qui s’exporte aujourd’hui, de Kitea, de BigDil et de Yatout vont se multiplier. La Fédération vise à encourager cette dynamique.
Confrontée à plusieurs défis, la franchise doit d’abord surmonter le vide juridique. Un code de déontologie inspiré de la loi de européenne sur la franchise, est en préparation. Le financement reste l’un des grands problèmes que rencontre le secteur. Au Maroc, il n’existe pas encore de lignes de financement spécifiques à la franchise. D’autre part, les banques marocaines sont souvent réticentes. Il n’y a pas de démarche spécifique. Les conditions de garanties exigées sont inadaptées. Lors d’une rencontre sur la question, le président de la Fédération marocaine de franchaise, Abderrahmane Oaurdane, avait soulevé cette question, insistant sur la nécessité de dépasser les problèmes d’incompréhension. «Les banques doivent prendre la franchise comme une transaction spéciale, une culture d’entreprise où l’enseigne en elle-même est une garantie de succès. Les consultations entre banques et FMF visent à mettre en place des lignes de crédit adaptées au secteur. Il s’agit d’assurer au franchisé de trouver des conditions de financement viables et en retour, de ne pas exposer les banques à des risques non maîtrisés. Le foncier est aussi une contrainte majeure. Le coût du terrain représente un investissement trop élevé, rendant le développement du réseau des franchises difficile. C’est dire l’importance de ce 4e Salon de la franchise.
Les organisateurs ont prévu plusieurs espaces dont un dédié à la création d’entreprises et à l’accompagnements des projets, en concertation avec les CRI, les Chambres de commerce du Maroc. Les collectivités locales présenteront au sein de l’espace « Ville et Régions» leurs projets d’urbanisme et d’animation commerciale de leurs villes. Les exposants auront à leur disposition des stands modulaires de 18 m2. Rendez-vous est donc pris.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *