Gestion des déchets ménagers : Le Maroc et la Banque mondiale réalisent de bonnes performances

Gestion des déchets ménagers : Le Maroc et la Banque mondiale réalisent de bonnes performances

Au Maroc, la guerre aux déchets ménagers est déclarée depuis belle lurette. Depuis 2008, le Royaume s’est engagé auprès de la Banque mondiale (BM) en vue de mettre en place le Programme national de gestion des déchets ménagers (PNDM). Premier en son genre, ce programme financé par la BM a pour mission primaire de contribuer, à l’horizon 2021, à une gestion intégrée des déchets solides. Il vise également à impliquer le secteur privé dans une démarche durable et rentable, et ce pour un coût total de l’ordre de 37 milliards de dirhams. À la veille de ce partenariat, l’enjeu environnemental était de taille. Le Maroc produisait annuellement près de 5 millions de tonnes de déchets solides municipaux. Seulement 70% de ces déchets étaient collectés et moins de 10% des déchets collectés étaient éliminés d’une manière acceptable. En outre, le Royaume comptait près de 300 décharges sauvages et s’attendait à une production de déchets solides municipaux de 6,2 millions de tonnes à l’horizon 2020. Toutes ces prévisions alarmantes constituaient une motivation réelle pour éradiquer ce phénomène qui non seulement nuit à notre écosystème mais également à l’image du pays. Le financement de la BM s’est établi jusqu’à présent à 271,3 millions de dollars, et ce à travers deux prêts. En termes de réalisation, le programme a favorisé la prise en compte précoce et systématique des questions sociales liées à la modernisation du secteur des déchets. En chiffres, le programme a réussi, à ce jour, à aider plus de 50% de la population urbaine marocaine. De même, ce dispositif a favorisé l’amélioration des services de ramassage des déchets de 80 municipalités, sans oublier la modernisation de leurs décharges. En outre, la part des déchets solides municipaux correctement éliminés est passée de 10 à 30%. En trois ans, les allocations publiques versées à ce secteur se sont accrues de 80%, alors que la contribution du secteur privé est estimée à 60% en termes de services de nettoiement et de collecte des déchets. La formation occupe une part importante dans ce programme. Le plan de formation dispensé dans ce sens a ciblé plus de 1.600 responsables locaux. Par ailleurs, des initiatives d’insertion des ramasseurs de déchets sont en cours à Tanger, Casablanca, Agadir et Rabat. Selon la BM, c’est à Rabat que les résultats sont les plus avancés. Le nombre des bénéficiaires a dépassé la barre de 130 personnes. En perspective, le Maroc compte se débarrasser, d’ici 2012, de 60% des déchets solides. Cette action, nécessitant près de 5 milliards de dirhams, dépend essentiellement de la mise en place de 24 décharges contrôlées. De même, le Royaume compte arriver, à l’horizon 2015, à un taux de collecte de déchets en milieu urbain de l’ordre de 90% ainsi que 20% du taux de recyclage.

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