La région mise sur les infrastructures

Le développement de la région orientale est étroitement lié au développement des infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires. Ainsi, dans ce sens, le Royaume s’est doté d’ambitieux projets pour la promotion de la région. Cela se traduit par l’axe autoroutier Fès-Oujda qui sera opérationnel à partir de 2011 et dont le coup d’envoi des travaux a été donné par Sa Majesté le Roi Mohamed VI le 16 janvier 2007. Maillon important du réseau autoroutier national, la liaison autoroutière Fès-Oujda prolonge l’autoroute Rabat-Meknès-Fès, aujourd’hui en service, pour former, à terme, un grand axe structurant Est-Ouest. Elle constitue aussi un tronçon important de l’autoroute maghrébine qui prend son origine à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et dessert les principales métropoles du Maghreb pour arriver à Tobrouk en Libye. Ce projet grandiose est estimé à un montant de 10.700 millions de dirhams sans compter les coûts d’acquisition des terrains. Parallèlement, une rocade côtière méditerranéenne permettra de relier  les ports de Beni Nssar et Tanger en moins de 6 heures au lieu de 9 heures. Cet immense  projet est étalé sur un ensemble de huit sections qui peuvent être identifiées avec des longueurs allant de 30 à 120 km. Ainsi l’axe Tanger-Ksar Sghir est déjà opérationnel au côté de l’axe Ksar Sghir-Fnideq, l’autoroute Fnideq-Tétouan, Ajdir-Ras Afrou, Ras Afrou-Ras Kebdana, Ras Kebdana-Saïdia. L’axe Jebha-Ajdir (Al-Hoceima) sera bientôt opérationnel et la rocade sera achevée en 2011 pour le dernier troncon Jebha-Tétouan. Ce projet promet d’être un atout considérable pour la région. Aussi, la voie express sur la RN2 (route nationale) qui est en cours de réalisation pour une enveloppe de 270 millions de dirhams, reliera les deux métropoles de la région, à savoir, Oujda et Nador. En plus du contournement de Saïdia qui lui nécessite une enveloppe de 47 millions de dirhams ainsi que des travaux de réhabilitation et de renforcement de la RN 17 (route nationale) reliant Oujda à Figuig ainsi que 350 km de routes sur les hauts plateaux. Pareillement, le réseau  ferroviaire vient de se doter du tronçon Taourirt-Nador, qui est opérationnel depuis juillet 2009 et qui  relie Nador et le port de Bni Nssar au réseau national. Ce projet qui a nécessité une enveloppe de 2,6 milliards de dirhams permet, désormais, à la région d’améliorer sa compétitivité notamment en fret vers les zones minières de Jerrada et à l’apport du port sec de Bni Oukile qui disposera  d’une assiette financière importance pour développer toute une ville logistique de transport. Aussi, ce projet inauguré par Sa Majesté le Roi Mohammed VI contribuera à transformer la province en général en plate-forme industrielle de premier ordre au niveau national et régional. Au niveau du transport aérien, le nouvel aéroport Oujda-Angad accueille déjà près de 1.008.034 personnes, parallèlement à diffirents projets de réaménagement et d’extention. Quant au port de Bni Nssar, il est tout à fait  désenclavé grâce à ce qui a été réalisé, à aujourd’hui, en matière d’interconnexion aux différents réseaux de transport.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *