Passer un mois de Ramadan avec la famille

Passer un mois de Ramadan avec la famille

Quoi de plus chaleureux qu’un Ramadan dans son Bled d’origine ! Entre veillées conviviales et ambiance chaleureuse, nos chers ressortissants résidant à l’étranger passeront, certes, des moments agréables avec leurs familles respectives. Coïncidant avec les vacances d’été, d’aucuns ont décidé de ne pas rater une occasion pareille en programmant leurs vacances dans la même période. « Mon père a choisi de rentrer au Bled en août pour passer tout le mois de Ramadan en famille », déclare Bouchra, fille d’un Marocain résidant en Allemagne, qui a préféré regagner le giron de la patrie avant son père pour se ressourcer auprès de sa famille. Outre la chaleur et l’ambiance conviviale qui marquent le mois sacré de Ramadan au Maroc, nos compatriotes, si attachés aux préceptes de l’Islam, s’impatientent pour partager le sentiment de piété avec le reste de la communauté marocaine. « Etant donné que nous sommes musulmans, rien ne pourra égaler un mois spirituel au sein de la même communauté que la nôtre. Le fait d’entendre l’appel à la prière par le muezzin et voir les musulmans affluer nombreux vers les mosquées pour accomplir les prières surérogatoires renforce notre foi », déclare Mehdi, un Marocain résidant en Belgique depuis quinze ans. « D’autant plus que c’est important pour mes enfants comme ça je pourrai leur inculquer les vertus du jeûne », ajoute Mehdi qui n’hésite pas à exhiber sa joie. Le Ramadan, c’est aussi le mois des délices. Pour cela, les familles ont bien pensé à leurs chers. A commencer par la préparation des chhiwates (gâteaux mielleux, harira, sellou, briouates, crêpes marocaines, etc.) pour satisfaire les goûts des petits et des grands. «J’ai commandé une grande quantité de gâteaux mielleux parce que je sais que mon fils, Issam, les aime beaucoup. Et je compte lui en donner une bonne quantité lorsqu’il sera de retour », confie Fatima, mère d’un étudiant à l’Ecole polytechnique en France. Et à vrai dire, toutes ces chhiwates ne peuvent avoir le même goût lorsqu’elles sont savourées loin de la famille. C’est pourquoi, certains MRE tiennent à passer tout le mois sacré auprès de leurs proches pour prendre du plaisir en dégustant ces plats succulents. Les habits traditionnels, quant à eux, voleront la vedette lors du mois de Ramadan. Il y en a de toutes les formes et couleurs. Les clients n’auront que l’embarras du choix. D’autant plus qu’il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. «Je viens de m’acheter une djellaba, j’aimerais bien la mettre pour partir voir la famille après la rupture du jeûne», révèle Malika, professeure en Belgique. Et pour les amoureux des flâneries et des veillées conviviales, des espaces et des corniches ont été aménagés rien que pour eux pour se rafraîchir et rencontrer leurs amis. «J’aime bien prendre un café après la rupture du jeûne et du moment que le Ramadan coïncidera avec le mois d’août je ne m’en priverai pas. C’est aussi l’occasion de rencontrer des amis pour discuter de tout et de rien », confie Saïd, résidant au Canada, qui n’a pas passé le Ramadan au Maroc depuis belle lurette. Cependant, ce sont les jeunes qui préfèrent veiller davantage en Ramadan. « Je n’arrive pas à me lever pour prendre le shour, alors je préfère papoter et jouer avec mes cousins jusqu’à l’aube, puis prendre un bon repas comme ça je pourrai tenir le coup pendant la journée », déclare Soufiane, un jeune entrepreneur en Espagne. Revers de médaille. Si certains MRE se sont décidés à passer tout le mois du jeûne avec leurs familles, d’autres n’auront pas la chance de le faire. Circonstances obligent. «Comme je reprends le travail en début septembre, je suis tenue de plier bagage vers le pays de résidence à la mi-Ramadan. Mes enfants reprendront, à leur tour, les cours dans la même période, alors je n’aurai pas le choix », se lamente Imane, architecte en Italie. Cependant, « je crois que le problème ne se posera pas autant pour les années prochaines du moment que le Ramadan 2011 aura lieu début août », ajoute-t-elle. Malgré cela, Imane tient à créer la même ambiance ramadanesque chez elle en Italie. «Actuellement, avec les marchés spécialisés en vente de produits marocains, je peux bien préparer de bons plats à la marocaine», confie-t-elle. En effet, ces magasins étalent une panoplie de produits marocains et de saveurs pour satisfaire largement les besoins de la communauté marocaine résidant à l’étranger. Les démunis, quant à eux, ne sont pas abandonnés à leur propre sort. « En Espagne, il y a même des mosquées qui offrent des repas aux pauvres pour rompre le jeûne », nous confie Soufiane, notre jeune entrepreneur.
Dans l’autre bout des avenues, «les cafés connaissent une grande affluence. Les Marocains s’y rencontrent pour partager le sentiment de nostalgie du pays d’origine », raconte Imane.
S’il en est ainsi, nos chers ressortissants ont toutes les chances de passer un bon Ramadan dans les pays d’accueil bien qu’ils soient épris d’un fort sentiment de nostalgie.

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