Progression de 13,6% durant le premier trimestre 2010

Progression de 13,6% durant le premier trimestre 2010

Le premier trimestre de l’année 2010 augure la sortie du tunnel pour les MRE touchés par la crise financière mondiale. En effet, c’est la première fois depuis le début de cette crise mondiale que les recettes des MRE enregistrent une hausse. Selon les récents chiffres de l’office des changes, les recettes MRE ont progressé de 13,6%. Ce qui équivaut à une hausse de 1.436,4MDH. Ainsi la moyenne du premier trimestre de cette année est de 11.992,1MDH contre 10.555,7MDH à fin mars 2009. Par rapport à la moyenne du premier trimestre des années 2005 à 2009, soit 10.771,9MDH, ces recettes ont enregistré une hausse de 11,3% ou +1.220,2MDH. A noter que la tendance à la baisse des transferts des MRE s’était confirmée durant le mois d’avril 2009. Les transferts ont atteint 14.528 MDH à la fin d’avril 2009, contre 16.939 MDH à la même période de l’année 2008 maintenant à plus de 14% le taux de la baisse des transferts. Par contre, la baisse des transferts a été plus prononcée, durant le mois d’avril 2009 par rapport au mois de mars 2009 pour les transferts par virement, soit – 10,72% contre – 8,02%. Mais c’est en 2008 que le montant des devises envoyées par les MRE et qui a suit durant les cinq précédentes années une tendance ascendante, a dérogé à la règle. Les transferts étaient touchés aussi bien par la crise que par le spectre du chômage qui planait sur plusieurs secteurs en Europe. À fin octobre 2008, les recettes MRE se sont stabilisées à 46,214 MM de dirhams selon les statistiques de l’Office des changes de 2008. Elles étaient à 46,198 milliards de dirhams à fin octobre 2007. Pour sa part, la moyenne de janvier à octobre des années 2003 à 2007 représentait 36.079,8MDH, ces recettes ont progressé de 28,1% ou +10.134,8MDH. Selon la strategie de mobilisation en faveur de la communaute marocaine residant a l’etranger vision 2008/2012 du ministre chargé de la communauté marocaine résidant à l’etranger, en termes macroéconomiques, ces transferts représentaient, en 2005, 9% du PIB, 296% des investissements directs étrangers au Maroc, et 704% de l’aide publique au développement reçue par le Maroc, nonobstant leur impact sur la balance des paiements, les dépôts des banques, la cohésion sociale et la solidarité. Ils constituent donc, de ce fait, un enjeu crucial pour la stabilité et le développement économique, social, humain et politique du pays tout entier.

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