Ramadan : Les aliments qui ont la cote

Ramadan : Les aliments qui ont la cote

Ramadan est un mois de consommation par excellence. Après des heures de jeûne, c’est avec un énorme appétit que les Marocains s’attablent en fin de journée pour attaquer une bonne table de victuailles et de «ch’hiwates» traditionnelles préparées avec amour. Lait, tomates, œufs, dattes, viandes, poissons, sucre, fruits secs ou encore les différentes épices arrivent en tête des produits les plus consommés durant ce mois de jeûne. Il sied par exemple à signaler que durant ces jours de piété, les 15,8 litres de lait que consommait le ménage moyen, en temps normal, passent à 21,6 durant le Ramadan. Idem pour les viandes qui passent de 10 à 13 kg, les poissons de 4,4 à 5,7. Ces trente jours de carême connaissent également une faible augmentation de la consommation des produits à base de céréales, les légumes frais, les sucres et dérivés. Par ailleurs, les repas et aliments pris à l’extérieur diminuent avec le Ramadan, entraînant dans leur sillage la réduction de la consommation en thé et en café. Et les dépenses suivent bien évidemment.
La croissance moyenne de la consommation des ménages est de 9,1%. C’est ainsi que la part des produits alimentaires dans le total des dépenses est de 47,5 % durant le Ramadan, contre 40,5 % pour le reste de l’année, selon une étude menée par le haut commissariat au plan pour la période 2000-2001. Cette proportion de la part alimentaire dans le panier du ménage atteint 53,7 % dans le milieu rural durant le Ramadan contre 49,5 % en temps normal. En ville, les deux écarts se situent entre 45,3 et 37,2 %. Pour ce mois-ci, toutes les précautions ont été prises par es autorités concernées pour l’approvisionnement du marché national en ces produits de grande consommation. «Les quantités disponibles couvrent les besoins de la demande», indique un communiqué du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau de l’économie. Ce département a fait le tour des différents opérateurs économiques privés, ainsi que les administrations concernées. Pour ce qui est du lait frais et UHT, «l’offre prévisionnelle estimée durant le mois de Ramadan à 70 millions de litres (soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année dernière) répond largement à la demande évaluée à 60 millions de litres pendant cette période», indique encore le communiqué. Différentes mesures ont également été prises pour assurer l’approvisionnement du marché marocain en d’autres produits tels la tomate, les dattes ou encore les différentes légumineuses. Pour ces dernières, et selon les services de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL), la situation prévisionnelle du marché des trois principales légumineuses, à savoir les fèves, lentilles et pois-chiches est très satisfaisante. Pour les fèves par exemple, les estimations provisoires de la production au titre de la récolte 2005 s’élèvent à 800.000 qx, soit une régression de 37% par rapport à celle de la récolte de l’année écoulée. Néanmoins, les quantités disponibles à fin Septembre 2005 qui sont de 358.000 qx permettent de couvrir largement les besoins en consommation pendant le mois de Ramadan estimés à 90.000 qx. Pour ce qui est des lentilles, de taux de couverture en cette denrée est estimé pendant cette année à 8 mois de consommation. «Au niveau des secteurs organisés (commerçants et coopératives) les disponibilités des lentilles à la date du 1er  août 2005 sont évaluées à 59.000 qx.(22,7% de la production estimée). Quant aux importations de juin au 22 août 2005, elles sont estimées à 13.370 qx contre 12.890 qx réalisées pendant la même période de l’année 2004, soit une augmentation de près de 4%. Ainsi, les besoins pendant le mois de Ramadan estimés à 70.000 qx seront couverts par les quantités disponibles fin septembre qui sont de 262.000 qx», estime la même source.
Pour ce qui est des farines, aliment dont la consommation augmente de manière très sensible durant le mois de Ramadan, l’approvisionnement de la minoterie en blé et en orge sera assuré, d’une manière régulière, par l’ONICL pour le blé tendre destiné à la fabrication des farines subventionnées, par les achats de la production nationale et par les importations réalisées par les opérateurs céréaliers pour la fabrication des produits libres en farines et en semoules. D’autre part, l’analyse des données fournies par le ministère  de l’Agriculture sur les quantités disponibles en viandes rouges toutes catégories confondues fait ressortir que les besoins seront couverts par l’offre existante  en matière de viandes rouges durant les mois de septembre, octobre et novembre 2005. Concernant les viandes blanches, la situation prévisionnelle de l’offre et de la demande pendant les mois de septembre à novembre indique clairement que le marché sera bien approvisionné.

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