Afrique : vers une baisse du quota ?

Le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Camerounais Issa Hayatou, a estimé que si les équipes africaines "sont balayées dès le 1er tour" du Mondial-2006 en Allemagne, "il n’est pas exclu que la FIFA demande à baisser le quota" lors des prochaines coupes du monde. "Avant, deux pays africains seulement disputaient la phase finale et ils disparaissaient très vite.
Aujourd’hui, avec cinq équipes, on existe mieux. Avec huit formations, on arriverait plus facilement en demi-finales. C’est certain", souligne M.Hayatou dans un entretien publié lundi dans "Le Figaro Sport". Pour le président de la CAF, les équipes africaines "se feront bientôt entendre" car "on est encore pleins d’amateurisme".
"Le manque de rigueur dans la préparation et le manque de discipline nous jouent encore des tours", ajoute-t-il, faisant toutefois observer que "ce n’est  pas le talent qui manque".
A une question relative à l’exode des joueurs du continent, il a signalé  que "la spontanéité caractérise notre football" et que "le football européen,  plus tactique, dénature un peu notre jeu", faisant remarquer que "la discipline  et la rigueur apportent beaucoup aux joueurs africains". "Le jour où des Africains auront les moyens de gagner convenablement leur vie dans leurs pays, ils resteront. Notre Continent a un gros potentiel. On  doit être plus rigoureux dans l’organisation", explique-t-il.
M. Hayatou a, d’autre part, relevé que l’Afrique n’a pas suffisamment  d’infrastructures sportives et que la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) permet de les développer et de les rénover, d’où l’intérêt, a-t-il dit, de la  faire jouer tous les deux ans. Il a également souligné la nécessité de la création d’académies de football pour permettre aux équipes africaines de ne plus organiser des stages dans des conditions précaires et de ne plus se déplacer en Europe pour s’entraîner avant les grands événements.
Concernant la capacité du continent à organiser la Coupe du monde, le président de la CAF a affirmé qu’outre l’Afrique du Sud, "des pays comme le Maroc, l’Algérie ou l’Egypte peuvent le faire aussi".
"L’Afrique est toujours associée au sida et aux calamités. Ce sont des clichés véhiculés par des personnes qui ne sont jamais venues en Afrique. On mérite la confiance que le monde nous accorde", conclut M.Issa Hayatou.

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