Asashoryu retourne dans son pays pour se soigner

Le N.1 du sumo, le Mongol Asashoryu, en dépression nerveuse depuis la lourde sanction professionnelle qui l’a condamné à l’inactivité pour des mois, devrait rentrer «dans son pays pour se soigner», a préconisé lundi le responsable médical de la Fédération japonaise.
«Le plus important est de le placer dans un environnement idéal pour qu’il se soigne», a expliqué à la presse le docteur Hiroyuki Yoshida.
Et d’ajouter, «en l’occurrence, son pays natal, la Mongolie semble l’endroit le plus approprié». Plusieurs diagnostics médicaux ont récemment fait état de troubles mentaux chez le lutteur qui dort mal, se nourrit à peine et refuse de parler en public et de sourire.
Les autorités du sumo doivent encore donner leur aval à Asashoryu, qui est considéré comme un des plus grands champions de lutte traditionnelle japonaise, mais également un des plus controversés auprès des amateurs, en raison de son caractère belliqueux qui contraste avec l’habituelle apparente bonhomie et force tranquille caractéristiques des grands lutteurs. Il y a deux semaines, Asashoryu a été suspendu pour deux tournois professionnels (Tokyo en septembre et du Kyushu en novembre) après avoir été accusé d’avoir feint une blessure, pour s’absenter d’une tournée caritative estivale au Japon. Le scandale a éclaté lorsqu’il a été filmé en train de jouer au football avec des enfants en Mongolie, lors d’un match de gala.
Outre la sanction sportive, son salaire a de plus été sabré de 30% pour les quatre mois suivants et il avait également été quasiment confiné à domicile pendant une semaine, avec interdiction de dîner en ville, par les autorités du sumo qui lui ont ordonné de se conduire correctement jusqu’à la fin de la punition.

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