Bordeaux trop timide, Marseille implacable

Bordeaux trop timide, Marseille implacable

Marseille devra terminer le travail à Moscou dans une semaine, mais, sauf coup de théâtre, ses trois buts d’avance lui laissent entrevoir une issue a priori tranquille. Il est loin le temps des années 1990, quand le Spartak remportait titre sur titre (neuf fois champion de Russie entre 1992 et 2001) et allait jusqu’en demi-finale de la C1 en 1991, tout juste éliminé par… Marseille. Mais le club moscovite, dans l’ombre du CSKA Moscou et du Zenit Saint-Pétersbourg, a fini 2e lors des trois derniers championnats, et compte profiter de l’effet de surprise, à l’image du CSKA remportant la C3 à la surprise générale en 2005. Le parcours du Spartak laisse d’ailleurs méfiant. Deuxième de son groupe, le club moscovite n’a connu qu’une défaite cette saison en Europe. C’était contre un autre club français, Toulouse (2-1), mais sans conséquence. Les Russes avaient d’ailleurs été reversés en C3 après avoir tenu la dragée haute au Celtic Glasgow au 3e tour préliminaire de la C1 (2-2, 2-2), ne s’inclinant qu’aux tirs aux buts. Pas vraiment un client à prendre à légère : « C’est l’équipe typiquement russe, prévient d’ailleurs Laurent Battles, le milieu de terrain toulousain interrogé par La Provence. Elle est d’abord très athlétique et sérieuse. L’ensemble maîtrise bien son sujet, joue en petites transmissions et multiplie les redoublements de passes ». Bonne nouvelle toutefois pour Marseille, le Spartak est en pleine trêve hivernale et manquera sûrement de rythme. Mais l’entraîneur russe Stanislav Cherchesov dispose d’un effectif pratiquement au complet, même s’il doit se passer de son défenseur Ignas Dedura, pas totalement remis de blessures. Il pourra donc faire son choix tranquillement en alignant seulement les joueurs « prêts à 100% » comme il l’a récemment précisé. Pour Bordeaux, le match retour sera, lui, une autre paire de manches. Les Marseillais, malgré une domination évidente, ont malgré tout mis du temps avant de se libérer. Tout s’est décanté en vingt minutes avec deux buts de la tête: Bruno Cheyrou a ouvert la voie à la 61e minute avant d’offrir une passe décisive pour Taïwo quelques minutes plus tard (2-0, 68). Pour parfaire la soirée, Cissé, qui avait multiplié les occasions manquées, a ensuite offert un but tout fait à Niang dix minutes avant la fin du match (3-0, 79). Ce succès confirme la bonne forme des Marseillais après leur victoire contre Nice ce week-end en championnat, et avant d’affronter le Paris SG dimanche au Vélodrome dans le « clasico » du football français. Bordeaux, qui a encaissé sa première défaite de la saison en Coupe de l’UEFA sur la pelouse d’Anderlecht, peut se mordre les doigts mais conserve toutefois de bonnes chances de qualification grâce au but marqué à l’extérieur. Alors que le jeu était relativement équilibré, Laurent Blanc lançait à l’heure de jeu Fernando Cavenaghi qui à peine rentré provoque un pénalty qui permet à Jussié d’ouvrir le score (69e). Bordeaux ne gardait que peu de temps cet excellent résultat. Polack égalisait d’une superbe reprise de volée qui ne laissait aucune chance à Ramé (79e). Puis Anderlecht poussait et après quatre minutes de temps additionnel une erreur de Souleymane Diawara offrait le ballon du deuxième but à Mbo Mpenza.

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