Bouden, un joueur racé

Bouden, un joueur racé

Très heureux, il sera parmi les joueurs qui feront le voyage à Athènes. Mais avant de l’être, samedi dernier, sur le banc de touche, il n’a pas cessé de donner des consignes à ses coéquipiers. Auteur de deux buts en or qui ont permis la qualification des «Lionceaux» aux Jeux olympiques, il attendait le coup de sifflet final avec impatience. S’il y a, aujourd’hui, un joueur qui, au fil des matchs, est devenu le vrai patron du Onze olympique, c’est bel et bien Bouabib Bouden. Joueur racé, l’international marocain a fait ses preuves depuis bien longtemps. Depuis qu’il était tout jeune. D’abord au Maroc où il a fait ses débuts avec le club du FUS de Rabat.
Très bon technicien, bonne conduite de balle, il n’a pas mis trop de temps pour séduire et conquérir le coeur des dirigeants du club français du RC Lens, là où a déjà évolué l’ex-international marocain Mustapha El Haddaoui et où joue actuellement l’autre Marocain, Mounir Diane, récemment sollicité par le sélectionneur Badou Zaki.
Petit par la taille, mais grand par le talent, Bouden est un buteur, distributeur, mais aussi homme de la dernière passe. Il sait tout faire ou presque. Son seul défaut : le jeu de tête. Après avoir porté les couleurs du FUS, chez la catégorie des jeunes, Bouden, qui a fêté son 22e anniversaire le 1er février dernier, a commencé sa carrière professionnelle en France avec le FC Lens, club connu pour avoir une bonne école de football. Son premier bail, il l’a signé en 2001.
Durant sa première saison, 2001-2002, il a intégré les rangs de la deuxième équipe des Sang et Or. Pour lui permettre d’acquérir plus d’expérience, le club lensois a décidé de le prêter, pour une saison (2002-2003), à un club de la L2, en l’occurrence Beauvais. En 26 matchs disputés, le jeune Bouden a réussi à marquer 6 buts. Une prestation qui lui a permis de retrouver les Sang et Or, juste après la fin de la saison. Sa première apparition, cette année, sous les couleurs du RC Lens remonte au 13 janvier dernier.
C’était contre Sochaux. Il avait, ce jour-la, comme adversaire son compatriote, la star montante du ballon rond marocain, Jawad Zairi. Avec un palmarès encore vierge, aucun titre jusqu’à maintenant, Bouden espère, à travers sa participation aux prochains Jeux olympiques, décrocher, et pourquoi pas, une médaille d’or. Joueur de foot discipliné et respecté sur le terrain, Bouden est un homme qui a un grand coeur. Le séisme mortel, qui a frappé la ville d’Al Hoceïma, l’a profondément touché. «Nous sommes de Rabat et de Casablanca. Par chance, ces deux villes n’ont pas été touchées. On ne peut rien contre ces phénomènes naturels. Il n’y a que Dieu pour s’y opposer.
C’est triste et aucun Marocain n’ignore la douleur des siens. Un grand élan de solidarité a vu le jour dès l’annonce de la catastrophe. Que la France ait répondu présent aussitôt ne me surprend pas. Elle a toujours été proche du Maroc. À la lumière des informations que j’ai pu recueillir, il y a beaucoup de détresse sur les régions concernées. Voir ces images fait mal au coeur. Prochainement, je vais rejoindre l’équipe olympique du Maroc. Mais, aujourd’hui, tout cela semble bien dérisoire…», avait-il déclaré. Jusqu’à présent, Badou Zaki n’a pas fait appel aux services de Bouden, mais tout laisse à croire qu’il ne tardera pas à le faire. En attendant, il continue de défendre les couleurs de l’équipe nationale olympique.

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