C’est parti pour les Gazelles

La tâche s’annonce difficile. A la veille du départ la tempête de sable gronde des heures durant… Au menu des festivités : épreuves et émotions. Un premier arrêt très mouvementé dans le Sahara marocain, mercredi dernier au bivouac d’Ihandar, à 90 km d’Erfoud, pour nos 95 Gazelles toutes nationalités confondues, nos 85 organisateurs français – organisation technique, logistique, techniciens, mécanos, informaticiens, télécom et transmission par satellite, incontournable pour avoir un contact avec la civilisation -, mais aussi toute l’équipe – environ 45 personnes – de celui qu’on appelle Sherguy et qui lui est chargé de nourrir tout ce petit monde, et de lui fournir un minimum de confort en mettant en place le bivouac, tout en proposant quelques animations bien de chez nous : gnawas… pour détendre l’atmosphère. Le reste de ces citadins reconvertis en habitants du désert pour la durée du Trophée, est représenté par nos médias nationaux et internationaux. Un accueil du Sahara bien agité pour un départ de Trophée.
Pourtant, le mercure y met du sien en faisant varier les températures de 27 à 37 °. Mais la tempête de sable gronde et déjà quelques tentes se retournent. Le sable investit tous les coins et recoins du bivouac. Bientôt dans l’espace bien délimité par des barrières de fortune, en partie pour éviter que les jeunes du coin n’investissent trop l’endroit, on s’agite partout, on sort ses grosses lunettes de désert ou de ski pour empêcher les grains de sable d’aller se glisser dans les yeux, on sort les chechs achetés la veille à Erfoud et on se protège le visage pour éviter de respirer. Une chance les tentes individuelles, qui risquent de s’envoler très rapidement, n’ont pas encore été montées. Cependant il n’y a rien à dire pour l’accueil : les Gazelles sont tout de suite mises dans le bain… enfin pour le coup, c’est dans le sable. Vite, vite avant la tombée de la nuit, elles s’en vont étalonner le compteur de leur voiture, et remplir leur réservoir, avant de se mettre à l’abri sous la grande tente, pour une dernière séance de révision.
En effet, les Gazelles marocaines qui sont là depuis 9h du matin ont largement eu le temps d’effectuer les divers contrôles techniques, administratifs et médicaux, avant d’enchaîner avec les tests de navigation. Très importants pour la mise en conditions réelles de la compétition qui les attend. Sur les cartes d’essai, elles doivent aller du bivouac 1 au bivouac 2 en repérant les cinq balises, indiquées sur un tableau par des coordonnées géographiques, latitude, longitude et cap. Crayons, calculettes et règles à la main, elles les tracent méticuleusement.
Les Gazelles étrangères, elles ont déjà effectué une grande partie de ces contrôles en France et ont eu comme instruction de n’arriver au bivouac qu’à 14h. Suit donc le repas du midi. Et la tempête démarre. Dehors, l’horizon se bouche et beaucoup de concurrentes désespèrent de monter leurs tentes individuelles et vivent ce premier arrêt dans le désert… dans leurs voitures. Jeudi 28 mars.
Après une bonne nuit de sommeil réparateur, le départ de la première étape Ihandar-Ihandar, une boucle de 122 km est donné à 6h du matin. Le parcours a été étudié pour permettre à chacune de faire une petite « mise en jantes ». Au programme, du sable et des cailloux sur un terrain peu accidenté. Il y aura 5 balises à trouver; elles valent respectivement 30, 60, 90, 120 et 150 points de pénalités. A vos marques… En espérant qu’il n’y ait pas de tempête.

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