C’est parti pour Wimbledon

La petite balle jaune a de beaux jours devant elle. Les tournois se succèdent et ne se ressemblent guère. Deux semaines après les tumultes sur terre battue à Roland-Garros, place au gazon à Wimbledon. L’illustre tournoi, qui débute aujourd’hui, en est à sa 117e édition.
L’édition de cette année sera, toutefois, marquée par une grande absence. En effet, Pete Sampras, qui a remporté Wimbledon à sept reprises, ne sera pas de la partie. Il n’aura pas à lutter, en vain, afin de signer une quelconque réalisation cette année. Les deux dernières éditions ayant été marquées par un fiasco total de l’Américain, où il fut éliminé au quatrième et deuxième tours. Tenant du titre, l’Australien Lleyton Hewitt a laissé récemment entrevoir quelques signes d’affaiblissement. Ces signes ont notamment été remarqués lors du Queen’s, où le Français Sébastien Grosjean en disposa en quarts. D’autant plus que son médecin lui avait recommandé de prendre trois semaines de repos.  
Hewitt devrait cependant se méfier de l’Américain Andy Roddick, donné pour principal favori de le détrôner.
Les spécialistes du tennis ne cessent de faire les éloges de son nouvel entraîneur, son compatriote Brad Gilbert.  
Martin Verkerk, la grande révélation de Roland Garros, mettra les pieds pour la première fois de sa carrière à Wimbledon. Les lacunes montrées par le Néerlandais laissent toutefois planer le doute sur une sortie chevaleresque sur le gazon, à l’instar de celle signée à Roland Garros.  Cependant, son tombeur lors de la finale française, Juan Carlos Ferrero, pourrait bien devenir le second Espagnol à s’imposer à Wimbledon, trente-sept ans après son compatriote Manuel Santana, vainqueur en 1966.
Par ailleurs, la situation semble plus simple au niveau du tableau féminin, en dépit d’une montée spectaculaire des Russes. Notamment la gracieuse Nadia Petrova, qui possède tous les atouts pour réussir sur gazon.
L’affaire se résumera à un duel américano-belge entre les sœurs Serena et Venus Williams d’une part, Kim Clijsters et Justine Henin-Hardenne d’autre part. L’impression de déclin de leur carrière, ainsi que les résultats peu fameux réalisés à Roland-Garros, auraient poussé les Américaines à solliciter la présence de leur père, Richard Williams, à Wimbledon. Histoire de remettre un peu d’ordre dans la maison.

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