Comité de la Fédération royale marocaine de golf : Le golf se veut de proximité

Comité  de la Fédération royale marocaine de golf : Le golf se veut de proximité

«Depuis que SAR le Prince Moulay Rachid est à la tête de la Fédération royale marocaine de golf (FRMG), à partir de l’an dernier, nous demandons aux clubs d’être plus proches des gens qui n’ont pas les moyens.

Le rôle de la fédération, c’est la proximité à travers la mise en place de terrains». Les propos de Maître Mustapha Zine, vice-président délégué de l’Association du Trophée Hassan II de golf, véhiculés mardi soir à Rabat, sont de nature à répondre à ceux qui estiment que ce sport est l’apanage d’une certaine couche sociale aisée. Le responsable, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée par le comité de la fédération à l’issue de la 1ère assemblée générale ordinaire, précise également qu’il existe un accompagnement aux clubs par cette structure. «Je pense que cela va évoluer», commente-t-il au cours de l’événement qui était également l’occasion pour les différents membres du comité de s’exprimer sur plusieurs aspects de ce sport. A commencer par la formation.

3.000 employés vivent du golf

Abdellatif Idmahamma, secrétaire général de la fédération, qui évoque la loi 30-09, cite également une étude sur l’économie du golf, 3.000 employés vivent de ce sport. «Cette étude a, de plus, montré que les employés du golf sont peu qualifiés», détaille-t-il. Dans ce sens, il énumère l’exemple des jardiniers qui ont appris sur le tas, des enseignants qui sont des anciens joueurs. En fait, seuls les cadres supérieurs à l’instar des comptables sont diplômés. «Après cette étude, nous nous sommes dirigés vers l’OFPPT avec lequel nous avons une convention pour former à l’ensemble des métiers du golf», enchaîne le SG. Ce plan de formation, lancé lors de la saison 2016-2017, se veut, selon ses dires, de valoriser les acquis professionnels en formant ceux qui sont déjà dans le domaine. «C’était une formation continue et exceptionnelle pour l’initiation à ces métiers en offrant une spécialisation. Entre autres, trois personnes ont bénéficié de subventions du ministère de l’agriculture pour recevoir une formation à l’étranger», enchaîne M. Idmahamma. En 2018, cette formation s’est, selon ses dires, étalée à d’autres secteurs liés au golf notamment l’enseignement. «En 2019, l’ambition est d’ajouter une couche supplémentaire à ceux qui ont reçu une formation. Il reste à généraliser cette formation», ajoute le SG. L’objectif étant, pour lui, de mettre de nouvelles compétences sur le marché. Pour l’heure, des cycles sont dispensés à Rabat, Casablanca, Marrakech et Agadir. «Nous ambitionnons d’avoir, d’ici 3 ou 5 ans, un diplôme agréé par la fédération», aspire-t-il. Et ce n’est pas tout.

Des joueurs marocains dans les circuits majeurs

«Nous visons d’élargir les joueurs marocains dans les circuits majeurs, notamment le fameux PGA tour», indique Jalil Benazzouz, président de la commission sportive de la FRMG. Par l’occasion, il précise que la fédération a récemment lancé un appel à candidature international pour le recrutement d’un directeur technique. Ce poste étant occupé par Olivier Edmond. «Au Maroc, le golf a du talent et de l’envie mais ce n’est pas suffisant. Il faut encadrer les joueurs et les professionnaliser. Le Maroc a des structures de très haute qualité en golf mais cela manque de petites structures», commente M. Edmond. Pour lui, l’association du golf à Ifrane est un exemple à suivre. «Le rêve de Son Altesse Royale, c’est l’intégration des jeunes», poursuit le directeur technique. Aussi, l’académie du golf aspire, selon ses dires, à l’accessibilité. «Une structure nationale est en train de se réfléchir», enchaîne-t-il. Cela étant, l’événement a été l’occasion de présenter la stratégie de la fédération.

5 axes stratégiques

Comme le précise Brahim Belghiti Alaoui, directeur général de la Fédération et de l’encadrement sportif de la FRMG, cette structure a désormais une vision constituée de 5 axes stratégiques. Il s’agit de la gouvernance, du développement sportif, de l’économie du golf à travers des aides aux clubs et la formation, de l’écologie et du développement durable. «De nouveaux parcours ne peuvent être ouverts s’ils ne recourent pas aux eaux usées. Il faut également tenir compte des matières utilisées pour traiter l’herbe», indique-t-il. A propos des eaux usées, M. Belghiti Alaoui révèle que des études sont menées. La dernière en date a eu lieu à Agadir. Tanger étant en cours. «Il reste les parcours anciens et ceux situés loin des STEP», poursuit-il. De son côté, Me Zine précise que la fédération est en contact avec les régions pour généraliser les eaux usées dans les golfs.

Des clubs entre 4.000
et 5.000 DH par an

Quant aux prix, ils ne sont pas exorbitants comme cela peut être pensé. «Il y a des golfs qui ne sont pas chers. Dans certains clubs, les frais sont de 4.000 à 5.000 DH par an», tranche M. Belghiti. Pour sa part, Yassine Benkerroum, trésorier général de la Fédération royale marocaine de golf, précise que le budget de la fédération dispose du financement de subventions, cotisations et affiliations. «La vision étant de modifier les sources de financement», ajoute-t-il en rappelant que la fédération œuvre sur les volets sportif, touristique et économique à la fois. A propos du volet touristique, la fédération est, selon Me Zine, assez proche de l’Office du tourisme. «Nous avons eu la chance d’être choisis pour organiser, en octobre 2019 à Marrakech, le salon international professionnel du golf», annonce-t-il.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *