Gili pressenti au Wydad

Gili pressenti au Wydad

On l’aura vu ces derniers jours au complexe du Wydad tâter le terrain, au propre comme au figuré. D’aucuns affirment qu’il est d’ores et déjà en contact avec le club casablancais. Objectif : parvenir à un accord qui ferait de lui l’entraîneur des Rouge et blanc, en succession à son compatriote Jacky Bonnevay. Lui, c’est bien Gérard Gili, l’ancien coach de l’équipe nationale égyptienne.
En l’absence d’une réaction officielle, qui confirmerait ou infirmerait la nouvelle, les rumeurs vont bon train. Si, pour certains, l’arrivée de Gili paraît certaine, les négociations ayant avancé à grands pas, d’autres tendent à en douter. L’argument de ces derniers est de taille. Il est relatif au cachet que devrait toucher l’entraîneur. Il serait intéressant de savoir dans ce cadre qu’au moment où l’ancien gardien de but détenait les commandes des Pharaons, il avait comme salaire mensuel la jolie bagatelle de 450.000 DH par mois. Sans parler de son passage  à l’Olympique Marseille, (1989-1990) quand celle-ci vivait sa plus grande époque. Sachant que Jacky Bonnevay n’avait pas plus de 80.000DH par mois, il y a lieu de douter. Une chose paraît néanmoins sûre, depuis la rupture entre le SC Bastia et  Gérard Gili, qu’il a entraîné les deux saisons précédant celle de 2004-2005, celui avec qui l’OM avait atteint les demi-finales de la Coupe de l’UEFA, l’ancêtre  de la Champions’ League, s’est fait discret et a disparu de la scène.
Pour rappel, le conflit qui avait émergé à Bastia, il y a de cela plus d’une année, l’opposait au président du club corse, François Nicolaï. L’entraîneur n’avait à l’époque pas hésité à critiquer ce dernier. «Le président est un gentil, un brave, comme on dit dans le sud, et le club a besoin d’un autre homme que François Nicolaï pour progresser.» Une déclaration qui lui a coûté son poste, des années après qu’il ait été également viré de l’OM par une certain Bernard Tapis qui préférait le charisme de Franz Beckenbauer à la technicité de Gili, alors que ce dernier venait d’enchaîner les titres de champions de France. «Vous savez, entraîneur n’est pas un métier que l’on peut exercer indéfiniment…», avait-il déclaré alors. Une réflexion d’autant plus valable dans un championnat comme le nôtre et dans le cas d’une équipe comme le Wydad de Casablanca, dont l’avenir proche promet plus d’un rebondissement, et plus d’un retour, à l’aube de la prochaine assemblée générale. Affaire à suivre…

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