GP de F1 : victoire de Raikkonen

GP de F1 : victoire de Raikkonen

Kimi Raikkonen a été particulièrement brillant dimanche au volant de sa McLaren-Mercedes pour remporter le Grand Prix du Japon de Formule 1, mais c’est l’étoile de Renault qui scintillait le plus dans le ciel de Suzuka au soir de l’avant-dernière course de la saison.
"C’est une des plus belles courses de ma vie !", a lancé un Raikkonen plus expressif que jamais, même s’il a perdu le titre pilotes il y a quinze jours au Brésil au profit de Fernando Alonso (Renault).
"Compte-tenu de tous les problèmes accumulés ici, finir sur une victoire est simplement fantastique", a estimé le Finlandais, parti de la 17e position sur la grille en raison d’un tour de qualification saboté par le déluge.
Maigre consolation, cette pluie, samedi, avait handicapé également son coéquipier Juan Pablo Montoya, Alonso et Michael Schumacher (Ferrari) qui se retrouvaient tous en fond de grille.
Elle avait aussi annulé dans les faits la pénalité de dix places au départ qui aurait dû lui être infligée pour changement de moteur. Le Finlandais, auteur du plus mauvais temps des qualifications, a finalement été placé devant les trois pilotes n’ayant pas pu boucler de tour chronométré : Montoya, Jarno Trulli (Toyota) et Tiago Monteiro (Jordan-Toyota).
Mais la joie de Raikkonen provenait peut-être aussi de la poursuite du duel personnel avec Alonso, même si le titre pilotes n’est plus en jeu. Grâce à cette septième victoire de la saison, fêtée les deux bras levés en passant la ligne d’arrivée, Raikkonen compte désormais un trophée de plus que le nouveau champion du monde.
D’ailleurs, Alonso s’est pour la première fois dit "déçu" de sa troisième place, un résultat qui, jusque-là, lui convenait tant.
"Je n’avais rien à perdre aujourd’hui et je me sentais plus rapide que Kimi pour la première fois depuis la seconde partie du Championnat… mais je n’ai pas réussi à le battre, notre stratégie n’a pas bien fonctionné", a-t-il concédé.
"Ma voiture était vraiment très bonne", a-t-il ajouté, soulignant pour preuve qu’il avait doublé à deux reprises sur la piste son prédécesseur sur le piédestal mondial, Michael Schumacher.
Et d’ajouter immédiatement, façon méthode Coué : "mais tout ce que nous visions aujourd’hui c’était les points, donc deuxième et troisième c’est bien". En effet, un tir groupé sur le podium d’Alonso et de son coéquipier Giancarlo Fisichella, deuxième, a permis à l’écurie au losange de reprendre aux Flèches d’argent, pour deux points, la tête du Championnat du monde des constructeurs dont l’épilogue se déroulera par conséquent dimanche prochain lors du Grand Prix de Chine à Shanghai.
Les Flèches d’argent avaient abordé l’étape japonaise avec deux points d’avance qui leur permettaient d’être sacrées à Suzuka.
Mais Juan Pablo Montoya a anéanti cette chance avant même d’avoir bouclé le premier tour, détruisant sa monoplace contre un muret de pneus en tentant de dépasser Jacques Villeneuve (Sauber-Petronas). "C’est vraiment décevant pour moi et pour l’équipe", a commenté le Colombien. "J’aurais aimé participer à cette course palpitante (…) Nous aurions probablement pu obtenir un doublé fantastique pour l’écurie", s’est-il avancé. Quoi qu’il en soit, Raikkonen, Montoya, Alonso et Fisichella sont prêts à croiser le fer une dernière fois cette saison et à faire des étincelles en Chine. "J’ai hâte de courir à Shanghai où nous ferons tout pour remporter le titre constructeurs", a assuré Raikkonen. Si l’on se fie au directeur exécutif de l’ingénierie de Renault, Pat Symonds, on peut en attendre autant de la part d’Alonso, bridé tout au long de la saison par son équipe et la logique comptable du championnat.
"Nous avons été contents de le voir se lâcher un peu pour mener la course agressive qu’il nous avait promise", a assuré Symonds.

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