«Il ne faut pas trop rêver…»

Aujourd’hui Le Maroc : Pourquoi avez-vous quitté l’Olympique Safi ?
Saïd El Khaïdar : Mon départ de l’Olympique Safi était tout à fait normal. Je tiens à cette occasion à remercier les dirigeants, les joueurs et le public safiots avec une pensée particulière pour l’Association des supporters. Seulement, malgré l’accueil chaleureux, nos objectifs n’étaient pas les mêmes. Au moment de la signature de mon contrat avec l’Olympique, nous nous sommes fixés pour objectif d’accéder en première division. Or, les conditions n’étaient pas réunies pour cela.
Que voulez-vous dire ?
Le club safiot a connu au début de cette saison le départ de trois bons joueurs pour d’autres cieux. Il s’agit de Laânsri qui est parti au Wydad, de Khalid qui a signé au Raja et de Souaïd qui a quitté le Maroc pour une carrière professionnelle au Qatar. La place de ces trois joueurs est restée vacante puisque le club n’a pas recruté de nouveaux éléments. Nous nous sommes donc quittés à l’amiable.
Votre départ de l’Olympique ne serait-il pas dû aux mauvais résultats du club en ce début de saison ?
On ne peut pas juger un entraîneur après trois match disputés en championnat. En plus, les joueurs n’avaient pas une bonne condition physique.
Scientifiquement parlant, une période d’un mois et dix jours est nécessaire pour une parfaite remise en condition physique en début de championnat. Ceci nous donne un total de cinq matches dont le résultat est tout à fait incertain.
Vous avez choisi par la suite la Jeunesse Sportive d’Al Massira.
J’avais des contacts avec plusieurs équipes nationales, mais j’ai choisi en fin de compte la JSM pour plusieurs raisons. D’abord, ce club est très organisé. Ses dirigeants, surtout les nouveaux, sont à la hauteur. Ensuite, ce club représente une région qui est chère à tous les Marocains, à savoir les provinces sahariennes.
Quels sont les termes du contrat ?
Tout ce que je peux dire, c’est qu’il est d’une durée d’une année renouvelable.
Quels sont vos objectifs avec la JSM ?
Vous savez, les dirigeant du club sont des gens réalistes qui connaissent les conditions de la pratique footbalistique nationale et celles de leur club. Je me suis senti à l’aise au sein de cette équipe jeune. Nous nous sommes donc fixés pour objectif de bâtir une équipe jeune et moderne qui pratique un football de qualité. Quant au championnat, nous espérons occuper une bonne place en milieu du tableau, et nous éloigner le plus possible de la zone à risque.
Vous êtes passé d’une équipe évoluant en GNF II à une autre en GNF I, quelle est la différence ?
A mon avis, c’est la même chose. Le cadre technique entraîne une équipe de deuxième division de la même manière qu’une autre en évoluant en première, du moment qu’il a confiance en ses capacités.
Personnellement, j’ai entraîné plusieurs équipes de deuxième division qui ont pu accéder en première, ce qui veut dire que le niveau peut être le même des fois. Il s’agit notamment de Rachad Bernoussi en 1993, du Wydad Fès en 1996 et du FUS en 1998. J’ai également entraîné l’équipe nationale olympique. Ceci ne m’a pas empêché d’entraîner l’Olympique Safi.
Les problèmes que vivent les petites équipes n’influent-ils pas ?
Il est sûr qu’entraîner une équipe qui évolue en GNF II est une chose très difficile vu le manque de ressources matérielles et humaines. Les conditions ne sont jamais réunies pour concrétiser les ambitions de l’entraîneur. Mon passage à Safi en est la preuve.
Que pensez-vous du niveau du championnat national de GNF I au sein duquel vous allez pratiquer ?
Notre championnat est tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Nous jouons au football sans pour autant aspirer à un bon niveau de compétition. Il ne faut pas trop rêver. Le niveau technique de notre championnat et de nos équipes n’est que le fruit des conditions générales du football national.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *