Kanouté, l’Aigle malien à surveiller

Né le 2 septembre 1977 dans la banlieue de Lyon de père malien et de mère française, il dispose de la double nationalité française et malienne. Très jeune, son gabarit impressionnant fait de lui une terreur des surfaces de réparation et il intègre naturellement l’effectif du club le plus proche : l’Olympique lyonnais. A Lyon on l’appelait Frédéric Kanouté comme en équipe de France des moins de 21 ans. Mais il a préféré être un Aigle du Mali plutôt que de faire partie des Bleus : «Mon père m’avait demandé de bien réfléchir et quand j’ai choisi le Mali, il a été content», a-t-il déclaré à la presse.
Transféré à Tottenham son nouveau public l’appelle «Fredi» Kanouté. En fait, il s’appelle Frédéric Omar Kanouté comme c’est écrit sur les feuilles de match officielles lors des rencontres que dispute le Mali à la CAN. Ce jeune joueur très attaché à ses origines maliennes a dû engager un véritable bras de fer avec son club de Tottenham pour pouvoir porter les couleurs du Mali. C’est au cours de l’été 1997 que Kanouté a commencé à se faire un nom. Mais en dépit de ses débuts prometteurs, Kanouté reste souvent sur le banc des remplaçants. En trois saisons, il ne dispute que 40 matchs en première division et inscrit 9 buts. Et c’est justement pour se faire une place de titulaire que ce joueur est passé en Angleterre. Le jeune attaquant fut remarqué d’abord par le manager de l’équipe de West Ham, Harry Redknapp. C’est là que le jeune attaquant malien allait faire étalage de son talent malgré les piètres performances de son équipe. Son style spectaculaire et ses dribbles suscitent l’enthousiasme du public. Joseph-Antoine Belle, ex-gardien du Cameroun et actuel consultant de RFI le connaît parfaitement: «Frédéric Kanouté n’est pas, à l’origine, un attaquant de pointe, mais un remiseur. En Angleterre il a pris du volume un peu comme l’a fait Thierry Henry et il est devenu un buteur implacable comme l’y autorisent sa vitesse de course, sa rapidité d’exécution, son aisance des deux pieds et son jeu de tête. Il a réussi à se fondre dans un groupe où il a débarqué avant la CAN. Ses qualités propres le lui ont permis, et sa disponibilité permanente sur tous les ballons, même ceux qui ne lui sont pas destinés. Son éducation a favorisé son insertion».

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