La RSS en grève

La RSS en grève

Le problème est en train de prendre de l’ampleur. Les joueurs de la Renaissance Sportive de Settat (RSS) boycottent les séances d’entraînement dans une ambiance de grève illimitée jusqu’à ce que leurs problèmes soient réglés. Déjà qu’ils n’ont évolué face au Mouloudia d’Oujda que parce que le match était retransmis par satellite par le bouquet ART et qu’ils ne voulaient pas nuire à l’image de leur pays. Autrement, ils n’auraient pas affronté le MCO. De toute façon, ils avaient perdu le match à domicile, car l’entraîneur a été obligé d’aligner des joueurs blessés et d’autres qui n’étaient pas en état de jouer. Juste avant cette rencontre, le bureau dirigeant et l’entraîneur ont déclaré qu’ils allaient démissionner eux aussi dès la fin du match. Une fois le match arrivé à terme, les joueurs ont annoncé de leur côté qu’ils ne joueraient plus et ne se présenteraient plus aux séances d’entraînement. Ce qui a eu effectivement lieu dès lundi. Il faut reconnaître que l’effectif de la RSS souffre depuis longtemps du manque effroyable de ressources financières, alors qu’il y a quelques années seulement, l’on prévoyait un décollage particulier pour l’équipe de la Chaouia, alors sponsorisée et parrainée par de grandes sociétés, comme la RAM. De nos jours, le club est redevable de quarante primes aux joueurs ! Cela va sans parler de trois mois de salaires qui demeurent impayés. Pire encore, les ballons sont devenus une denrée rare, et les gilets d’entraînement datent de l’ère M’hamed Fakhir…Certains joueurs ne trouvent même plus de quoi se nourrir. Même le coeur du public n’y est plus. La recette du match contre le MCO fait honte à dire. Le montant d’un match de première division ne dépasse pas quelques misérables 340 dirhams !! Les fans des bleu et blanc n’ignorent pas que le départ de l’actuel staff dirigeant constitue la délivrance du club. Les potentialités de la région se déclarent prêtes à venir en aide à la RSS à condition que l’actuel président parte. Ce dernier se dit également prêt à faire tout ce qui est dans l’intérêt de la RSS. Mais rien de concret. Quoi de plus dur que de voir s’effriter des clubs historiques comme la Renaissance Sportive de Settat (RSS) à cause de la seule obstination de ses dirigeants ? Si l’intérêt du club, de sa réputation et de son passé glorieux primait chez tous les acteurs, le bureau dirigeant serait le premier à présenter haut la main sa démission. Il faut dire qu’il est révolu le temps où l’engagement et la responsabilité étaient solennels. En plus des intérêts personnels, être à la tête d’un club de football procure un certain prestige et permet de jouir de privilèges.

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