La Russie en quarts et dans l’histoire

La Russie en quarts et dans l’histoire

La Russie s’est qualifiée pour les quarts de finale de l’Euro, une première dans un grand tournoi depuis l’éclatement de l’URSS, en battant et éliminant des Suédois par 2-0. Elle affrontera les Pays-Bas samedi à Bâle pour une revanche de la finale de l’Euro-1988 remportée sur les Soviétiques par l’actuel entraîneur des «Oranje», Marco van Basten, auteur ce jour-là d’un des plus beaux buts de l’histoire (2-0). Ce quart entre deux équipes spectaculaires a les ingrédients d’un «classique» et sera fascinant pour le Néerlandais Hiddink. Il n’a pas fallu longtemps pour voir quelle était la meilleure équipe : s’ils comptaient attendre les contres, les Scandinaves, à qui un nul suffisait, n’avaient pas prévu d’être dépassés par la vista de Russes déchaînés à l’image d’Andrei Arshavin, qui faisait son entrée dans le tournoi après une suspension. De la tête, du gauche sur un centre d’Aleksandr Anyukov, du droit sur une frappe de 25 m ou un centre tir brossé claqué par Andreas Isaksson (21), le génie de Saint-Pétersbourg s’imaginait en héros de la patrie, mais il n’était pour rien sur le premier but. Konstantin Zyryanov s’amusait de Mikael Nilsson à droite, servait Anyukov qui trouvait Roman Pavlyuchenko en retrait. Souvent maladroit contre les Grecs, le grand blond, d’un tir croisé à 10 m, ne laissait pas passer l’opportunité. Pris à la gorge, heureux de voir une volée croisée de Yuri Zhirkov manquer le cadre d’un souffle et la barre repousser une nouvelle tentative de Pavlyuchenko, les Suédois cherchaient le salut dans de grands ballons sans brillance mais susceptibles de mettre à nu les lacunes défensives russes. Sur l’un d’eux, la tête à l’aveugle d’Henrik Larsson s’était écrasée sur l’angle du but d’Igor Akinfeev qui repoussait un tir de Freddie Ljungberg et sortait à bon escient devant Mikael Nilsson. Cette réaction suédoise était étouffée dans l’œuf en début de seconde période, le temps de deux passes fulgurantes et d’une course croisée rare d’intelligence entre Zhirkov et Arshavin. La passe du premier trouvait l’enfant chéri de la Russie qui taclait le ballon dans le but. Les nombreux supporteurs russes pouvaient laisser couler les larmes de joie et prendre d’impressionnantes poses extatiques. La Suède était trop limitée pour profiter du relâchement russe et passait près du KO: Isaksson évitait le but contre son camp de Fredrik Stoor (66), la frappe de Zyryanov était détournée sur son poteau par Petter Hansson (80), Pavlyuchenko, isolé, retombait dans son dilettantisme coupable (81 et 82) et Arshavin perdait son ultime duel avec le portier suédois (89).

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