La squadra sans Baggio

Le mince espoir de Roberto Baggio de faire partie de l’équipe d’Italie de football lors de la Coupe du monde a été anéanti. Le sélectionneur italien, Giovanni Trapattoni, a dévoilé la liste des 23 Italiens retenus pour partir en Asie. Le « Divin Codino», n’y figure pas.
Blessé en février au genou gauche, le Ballon d’Or 93 n’avait fait son retour qu’à la fin avril. Baggio, 35 ans, était récemment revenu sur les terrains avec son équipe de Brescia après avoir subi une grave opération au genou. La rapidité exceptionnelle de sa convalescence et le soutien populaire dont il jouit cette année en Italie ne lui ont pourtant pas permis d’être retenu pour jouer une quatrième Coupe du monde consécutive.
Alors qu’il était revenu au sommet de son art, le « Divin Codino » en est maintenant à l’idée de mettre un terme à sa carrière, selon les déclarations de son agent Vittorio Petrone.
Cadet d’une famille de cyclistes amateurs, le petit « Robby » est vite attiré par le ballon rond. A neuf ans, il débute dans l’équipe de Caldogno, sa ville natale, avant de signer en 1981, une licence pour le Vicenza Calcio. Son talent attire déjà la convoitise des clubs du Calcio. Le 3 mai 1985, Vicenza le transfert à la Fiorentina pour 14 millions de francs français, un record à l’époque pour un joueur de cet âge. Il y fait ses grands débuts le 29 janvier 1986 face à l’Udinese. Son genou le fait depuis longtemps souffrir et il doit de nouveau passer sur le billard. C’est finalement le 20 septembre 1987 qu’il lance sa somptueuse carrière. A San Siro face au Milan AC, il marque un but de toute beauté en traversant la moitié du terrain et passe en revue la moitié de l’équipe milanaise. Sa première sélection dans l’équipe nationale italienne intervient le 16 novembre 1988 face aux Pays-Bas (1-0). En 1990, lors de la Coupe du Monde disputée en Italie , Baggio marque à deux reprises face à la Tchécoslovaquie et l’Angleterre. Mais un certain Maradona l’attend en demi-finale avec l’équipe d’Argentine. Il aura fallu attendre le Mondial 1994 pour que Baggio étale tout son talent. Il tient l’Italie à bout de bras toute la compétition, mais diminué physiquement, il manque le dernier tir au but qui envoie le Brésil au sommet du Football avec quatre victoires en Coupe du Monde.
Entre-temps, Baggio aura fait vibrer les coeurs de plusieurs clubs italiens. En 1990, il est transféré dans une cohue indescriptible à la Juventus. Les tifosi du club Violet perdent leur idole. Des émeutes éclatent en ville. Du rarement vu pour un joueur de football en Italie. Il rejoint le Milan AC en 1995, y reste deux saison puis part à Bologne. En 1998, l’Inter Milan l’accueille. En 2000, il posera ses valises à Brescia.
A ce jour, le «Divin Codino », compte 55 sélections en équipe nationale italienne. Mais pas cette fois. Paolo Maldini, Francesco Totti, Alessandro Del Piero: tous les « cadres » sont là à l’exception du milieu de terrain de la Lazio Rome, Stefano Fiore, qui n’a pas trouvé grâce auprès du sélectionneur malgré son statut de doublure idéale du capitaine Totti au poste de meneur de jeu. autres grands absents : le défenseur de la Juventus Gianluca Pessotto et le milieu de terrain du Milan AC Demetrio Albertini. L’Italie fera figure de grande favorite du groupe G, contre la Croatie, l’Equateur et le Mexique. Mais elle devra toutefois jouer serré, car elle a très souvent éprouvé de grosses difficultés dans cette première phase de mise en marche.

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