Le Maghrib ribati crie à l’injustice

Le problème remonte à juin 2002 à l’occasion du premier match de barrage opposant l’ASS au KAC. L’entraîneur slaoui, suspendu, avait malgré tout pris part à cette rencontre. L’ASS, vainqueur sur le terrain, avait vu sa victoire remise en cause. La fédération n’avait pas réagi sur le champ. Le PV d’une de ses réunions tenue en fin juillet, qui fait état des matches barrages joués, souligne dans un nota bene que ces résultats ne sont pas homologués. Il fallait attendre le verdict de la commission sportive de la fédération pour décider des équipes descendantes. Sur le papier, Le Maghrib Ribati ne faisait pas partie des clubs relégués.
Après la tenue de l’assemblée générale de la fédération, la commission a décidé que le résultat du fameux match barrage irait en faveur des kénitréens.
La donne était changée, le MSR faisant désormais partie des équipes qui doivent jouer en deuxième division. S’estimant lésé par la décision de la commission sportive de la fédération, le club r’bati a demandé audience au président de la FRMBB. Les deux parties se sont rencontrées le 16 octobre dernier mais n’ont pu arriver à aucun arrangement. Chacun restait sur sa décision. Pour le MSR, il s’agit d’un « règlement de compte en bonne et due forme». Pour la fédération, le problème n’existe même pas. Il s’agirait d’une affaire de routine. Les instances concernées se sont réunies et ont rendu publique leur décision. Par la suite, plusieurs lettres ont été adressées par le club au CNOM, à la fédération internationale de basket-ball et au CIO.
«Nous étions devant le fait accompli. La fédération ne nous jamais avisé de notre relégation», affirme le président du club protestataire, Kamal Ben Omar, contacté par Aujourd’hui Le Maroc. «Nous ne protestons pas parce que nous avons été relégués.
Mais nous trouvons scandaleux que le bureau fédéral décide du sort d’un match quatre mois plus tard. Je vous signale que l’ancien et le nouveau bureau sont composés pratiquement des mêmes personnes», a-t-il ajouté. Pour le président de la fédération, Noureddine Benabdenbi, auquel ALM a demandé de répondre aux accusations du MSR, «ce retard est tout à fait normal. La décision coïncide avec la rentrée et le début de la saison». Commentant ce point, le président du MSR ne peut cacher sa colère et son indignation. «Puisqu’il s’agit de question de principe comme les responsables fédéraux le disent, pourquoi les mettre, ces principes justement, au tiroir pendant les vacances ?»
Sur un autre volet, Noureddine Benbdenbi se demande : «si le club se sent vraiment lésé, pourquoi joue-t-il en seconde division ?» La réponse à cette question, selon les responsables rbatis, est en étroite relation avec leur décision de porter l’affaire devant la justice. Ce qui devrait être fait dans les quelques jours à venir. D’un point de vue purement juridique, le club se devait de jouer en deuxième division pour ne pas être rayé de la fédération. Une action en justice prendrait beaucoup de temps, «ce qui ne nous aurait avancé à rien si nous avions pris la décision de ne pas jouer en seconde division», explique Jamal Ben Omar. Le club a même demandé un report du championnat jusqu’au dénouement de cette affaire. Chose qui ne lui a pas été accordée.
Lésé ou pas, toujours est-il que le club a subi de plein fouet les conséquences de sa relégation. D’un point de vue matériel d’abord, puisque plusieurs contrats de sponsoring, que le club avait mis beaucoup de temps à peaufiner, ont été résiliés. D’un autre côté, cette décision s’est répercutée de manière négative sur le moral des joueurs, des dirigeants mais aussi des supporters.

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