Le prince jordanien candidat à la présidence de la FIFA: Ali bin Al-Hussein joue les trouble-fêtes

Le prince jordanien candidat à la présidence de la FIFA: Ali bin Al-Hussein joue les trouble-fêtes

Pour certains, il fallait s’y attendre, pour d’autres c’était une grande surprise. Hier matin, le prince jordanien Ali bin Al Hussein a annoncé sa candidature à la présidence de la Fifa face à Joseph Blatter.

Le ménage est devenu à trois maintenant. Même si Blatter est quasi assuré de succéder à lui-même, outre la candidature du Français Jérôme Champagne, celle du prince a au moins le mérite de décontenancer le Suisse.

Ce n’est pas un simple caprice de prince qui a poussé le nouveau candidat à défier l’actuel président. La démarche d’Ali Bin Al-Hussein s’apparente à de la contestation, lui qui estime que l’instance doit être «une organisation de service et un modèle d’éthique, de transparence et de bonne gouvernance». Serait-ce une attaque clairement dirigée contre Blatter, très critiqué pour la façon dont il a géré le dossier des soupçons de corruption entourant les attributions des Coupes du monde 2018 à la Russie et 2022 au Qatar ?

Agé de 39 ans, le prince Ali, vice-président de la Fifa pour l’Asie et membre du Comité exécutif de la Confédération asiatique de football (CAF), se porte candidat à la présidence de la Fifa parce qu’il «estime qu’il est temps de sortir des polémiques internes pour revenir au sport».
Par ailleurs, seul en mesure de menacer Blatter, le Français Michel Platini, 59 ans, président de l’Union européenne de football (UEFA), avait annoncé en août qu’il ne briguerait pas le poste suprême, préférant se représenter pour un troisième mandat à la tête de l’UEFA.

L’élection présidentielle à la Fifa se tiendra dans le cadre du Congrès électif de Zurich (Suisse) le 29 mai 2015. Les candidats ont jusqu’au 29 janvier 2015 pour se déclarer. Blatter, 78 ans, président en exercice depuis 1998 et candidat à un cinquième mandat, fait figure de super favori. Le troisième candidat, Jérôme Champagne, ex-vice secrétaire général de la Fifa, n’a aucune chance sur le papier.

Ce dernier a seulement pris note hier de la candidature du prince Ali dans un communiqué : «Attendons donc les programmes des autres candidats supposés et commençons ce débat démocratique et transparent que j’appelle de mes voeux depuis le lancement de ma campagne le 20 janvier 2014».

Si les chances de Champagne sont quasi nulles, celles du prince Ali sont minces.

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