Le Raja et les FAR à la conquête de l’Afrique

Le Raja et les FAR à la conquête de l’Afrique

Passé le cap des 16èmes de finale sans difficulté apparente, les deux clubs marocains encore présents en Coupes africaines reprennent la compétition, dimanche 10 avril. Comptant pour les 8èmes de finale de la Ligue des Champions d’Afrique de football, ces matchs «aller» opposeront le RCA au club Africa Sports de Côte d’Ivoire d’une part, et les FAR à l’Étoile du Sahel de Tunisie, de l’autre.
Pour le Raja de Casablanca, la mission semble un peu plus laborieuse que pour les FAR. En effet, les Aigles verts devront gérer leur rencontre avec des données peu confortables. A commencer par le fait d’évoluer en dehors de leurs bases, les Rajaouis devront faire avec le public ivoirien et les conditions climatiques locales.
En second lieu, l’Africa Sports n’est pas à présenter, jouissant d’une grande notoriété en matière de football sur le Continent noir. Tombeur patent, le club ivoirien a, de tout temps, fait parler de lui lors des compétitions africaines. Il faut aussi reconnaître que le football ivoirien connaît un essor particulier, ces dernières années.
On pourrait également évoquer une troisième donnée qui s’est invitée, tout récemment, à cette rencontre. En effet, le stade Robert Champroux de l’Africa Sports n’est plus autorisé à abriter les rencontres des compétitions africaines de football, en raison, selon le site Internet de la Confédération africaine de football (CAF), de sa capacité limitée.  À cet effet, la Commission disciplinaire de la CAF, réunie récemment au Caire, s’était prononcée pour des sanctions pour «comportement antisportif» à l’encontre de l’Africa Sports et du Racing Bafoussam camerounais, à l’issue du match comptant pour les 16e de finale de la Ligue des Champions d’Afrique.
A rappeler que des incidents avaient eu lieu lors du match en question, ayant opposé les deux équipes au stade Robert Champroux. Aussi, le club ivoirien s’est vu infliger une amende de 5.000 dollars pour ne pas avoir pris les mesures de sécurité nécessaires pour l’organisation de la rencontre.
De facto, le match prévu ce week-end n’est pas sans générer quelques soucis aux joueurs du Raja de Casablanca, quant aux particularités du stade devant accueillir la rencontre, sa conformité aux normes en vigueur et, surtout, le comportement à attendre de la part du public.
De ce fait, le défi est de taille pour le Raja de Casablanca qui, lui aussi, force le respect sur la plate-forme du football africain.
La bonne nouvelle pour les Diables verts est qu’ils seront au grand complet. Cela présente, peut-être, l’unique opportunité aux visiteurs pour surprendre leurs adversaires du jour, sachant que bien négocier un match à l’extérieur équivaut à parcourir la plus grande part du chemin.  Un autre vent d’optimisme souffle sur les Rajaouis, car l’Africa Sports suscite des inquiétudes chez ses supporters, à la lumière du cumul des fausses notes, notamment au niveau de son attaque, lors des deux dernières journées du championnat ivoirien.
Du côté des Militaires, l’on est sur le pied de guerre en perspective du match les opposants aux Tunisiens de l’Étoile du Sahel. « Pas de quartier ! », c’est sans aucun doute le mot d’ordre donné par M’hamed Fakher à ses protégés. En effet, évoluant dans leur fief, les FAR n’ont aucun droit à l’erreur, car, les visiteurs d’aujourd’hui ne leur feront pas de cadeau le jour où ils revêtiront la casquette d’hôtes.  Les joueurs de l’Étoile du Sahel le savent déjà et, durant leur périple marocain, ils feront des mains et des pieds pour arracher la moitié du ticket qualificatif. Les FAR, donc, doivent sortir leur grand jeu, imposer leur loi, mettre la rencontre à leur actif et secouer les filets adverses autant que possible. Il y va de leur salut. 
A l’instar de l’Africa Sports, la réputation de l’Étoile du Sahel en termes footbalistiques n’est plus à refaire. Son excellent positionnement, aussi bien dans les compétitions continentales que dans le championnat tunisien, atteste de ses capacités d’adversaires à prendre en considération.
Au cas où – on l’espère vivement – les Militaires arriveraient à réaliser cette première partie de leur objectif, ils auront accompli une bonne partie de leur mission. Pour le reste, ils seront en Tunisie pour la confirmation.

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