Le Real dans le doute

«On a juste évité le pire », reconnaissait Zinédine Zidane après la rencontre. Menés 1 à 0 après une première période catastrophique, les Madrilènes ont néanmoins sauvé l’essentiel après la mi-temps en obtenant le nul qui leur « permet de rester en vie », selon l’expression de l’entraîneur du Real, Mariano Garcia Remon. Toutefois, le penalty raté de Luis Figo et le poteau de Raul, ainsi qu’un jeu offensif en partie retrouvé en deuxième période, laissent d’énormes regrets à Zidane et ses partenaires. «Si on avait gagné ce match, il n’y aurait rien à redire. C’est vraiment dommage, et maintenant il va falloir souffrir à nouveau», résume le Français. «C’est vrai aussi qu’en jouant une première période comme celle qu’on a jouée contre le Bayer, on sait que c’est difficile de gagner un match», ajoute-t-il. Pour le capitaine Raul, «l’anxiété » a paralysé le Real pendant les 45 premières minutes, alors que Garcia Remon parle de « trop de responsabilités sur les épaules». «C’est la même équipe (à l’exception du remplacement de Beckham par Morientes à la 53e minute) qui a joué les deux périodes», souligne-t-il.
Les « responsabilités», les joueurs du Real en auront encore plus sur «les épaules» début décembre à Rome. Une élimination et le club aurait déjà presque raté sa saison… «On sait que, si on gagne là-bas, on est qualifié quoiqu’il se passe» lors de la rencontre Bayer Leverkusen-Dynamo Kiev, résume Zidane. «Et le Real peut aussi se permettre un nul si le Dynamo Kiev, qui n’a besoin que d’un nul, lui rend le service de battre les Allemands à Leverkusen »… La mission du Real n’est pas facile mais pas impossible non plus, d’autant que l’AS Rome est en pleine crise de confiance depuis le début de la saison et que la rencontre se jouera à huis clos en raison de la suspension de terrain du club romain.
«Cela va faire bizarre de jouer dans un stade vide », analyse le meneur de jeu madrilène, qui n’a jamais connu une telle expérience. Après la claque reçue à Barcelone (défaite 3-0) en Championnat et une deuxième place de la Liga à 7 points des Catalans, le Real reste au bord de la crise. Sans confiance, avec un jeu en dents de scie, parfois brillant, mais souvent indigne de ses joueurs.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *