Le WAC charge la presse

Le WAC charge la presse

Le virus des assemblées ordinaires qui se transforment en extraordinaires se propage parmi les clubs marocains. Après le Raja, le Wydad de Casablanca a tenu son assemblée générale ordinaire mardi soir à l’hôtel Farah. Cette assemblée n’a pas différé des précédentes puisqu’elle a apporté son lot de contestations, de protestations et même de retraits. La trentaine des adhérents wydadis, sont venus faire le point avec leur comité sur une saison riche en rebondissements. La saison footbalistique qui a filé entre les doigts de l’équipe, le ballet des entraîneurs qui se sont succédés à la tête de la direction technique des Rouge et Blanc et les conditions financières pour le moins désastreuses dans lesquelles le club patauge depuis plusieurs mois ont été passés au peigne fin. En outre, le président du club, Nasreddine Doublali, a présenté la démission de son comité. Une assemblée générale extraordinaire aura lieu lundi prochain pour l’élection d’un nouveau bureau. Et n’échappant pas à la règle, l’assemblée générale du Wydad a connu un événement qui l’a rendue plus attrayante. Le président Doublali s’est attaqué à la presse sportive nationale la rendant responsable des malheurs de son club. En signe de protestation, les journalistes présents dans la salle ont aussitôt décidé de se retirer. Comme à l’accoutumée, le comité dirigeant du Wydad a dressé le bilan sportif de la saison écoulée. La déception d’avoir à plusieurs reprises approché un titre qui, finalement, est revenu à un autre club se lisait entre les lignes du rapport moral présenté lors de cette assemblée ordinaire. En effet, les Rouge et Blanc sont passés à côté d’un sacre qu’ils ont perdu lors des toutes dernières journées du championnat, pour ne pas dire la toute dernière. Il est vrai que le sacre africain en Coupe africaine des vainqueurs de coupes a été une belle occasion pour le club de renouer avec les titres et les sacres, mais l’irrégularité d’un parcours en dents-de-scie en championnat de première division du Groupement national de football (GNF I), a en quelque sorte gâché la saison. La responsabilité de cet état de fait est bien évidemment attribuée au grand nombre d’entraîneurs qui ont pris en main les destinées de l’équipe. RacHid Taoussi, Oscar Fullone, Zarko Olarevic, Hassan Benâabicha et Rachid Taoussi encore une fois, sont les coaches qui se sont succédés à la tête de la direction technique du club en une seule saison. A ce sujet, le président Doublali a fait son mea culpa estimant que le recrutement de l’Argentin Oscar Fullone était une grossière erreur qui a coûté au club le titre de champion du Maroc. Le détail des finances du club, que tout le monde savait des plus catastrophiques, a révélé un déficit de plus de deux millions 500 mille dirhams pour le seul exercice 2002-2003. Si la comptabilité du club dégage un excédent de l’ordre de 489.000 dirhams, le total des engagements auxquels il doit faire face avoisine les trois millions de dirhams. Une somme qui couvre les salaires des joueurs et du staff technique et les équipements sportifs entre autres. Il est à rappeler à ce sujet l’affaire Sport Vision, le fournisseur qui a saisi le compte bancaire du club pour non-paiement d’arriérés s’élevant à une cinquantaine de millions de centimes. Après discussion, les deux rapports ont été votés à la quasi-unanimité puisque 29 adhérents l’ont approuvé. Cinq adhérents ont voté contre alors que le décompte a révélé un seul bulletin nul.

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