Les nouveaux as du tennis

Les nouveaux as du tennis

Les Argentins, nouveaux rois de la terre battue. C’est le moins que l’on puisse dire après les résultats des quarts de finale de Roland-Garros, disputés mercredi dernier. Trois joueurs argentins dans le dernier carré du tableau masculin des Internationaux de France : David Nalbadian, tête de série numéro 8, Gaston Gaudio et Guillermo Coria.
Une première pour l’Argentine dans un tournoi de Grand Chelem. «C’est incroyable pour l’Argentine», a déclaré Nalbandian, avant d’ajouter: «Pour nous ce n’est pas normal. C’est la première fois, donc c’est spécial. Mais à ce stade de la compétition, nous avons tous des chances de gagner». L’armada argentine a balayé tout sur son chemin. À commencer par Nalbadian, tombeur du triple vainqueur du tournoi le Brésilien Gustavo Kuerten (6/2, 3/6, 6/4 et 7/6). Une des rencontres de tennis les plus spectaculaires de ces dix dernières années, commentaient les analystes. Gaudio, lui, a créé la surprise en éliminant l’ex-numéro un mondial l’Australien Lleyton Hewitt en trois sets (6/3, 6/2 et 6/2). Quant à leur compatriote Coria, l’homme le plus fort en ce moment du tennis argentin, il s’est montré expéditif en écartant de son chemin l’un des sérieux prétendants au titre l’Espagnol Carlos Moya (7/5, 7/6 et 6/3). Trois Argentins en demi-finales, cela veut dire qu’il y aura au moins un en finale. Les trois mousquetaires sont convaincus que leur pays a les moyens de signer son premier triomphe à Paris depuis la victoire de Guillermo Vilas en 1977. Une demi-finale 100 % argentine est celle qui mettra aux prises, ce vendredi, Nalbadian à Gaudio. Dans l’autre demi-finale, Guillermo Coria rencontrera le Britannique Tim Henman, tête de série numéro 9.
Ce n’est pas la première fois que trois représentants du même pays arrivent à ce stade de la compétition. Il y a deux ans, l’Espagne, école de la terre battue, avait réalisé le même exploit sur les courts de Roland-Garros. Pour les trois joueurs argentins, atteindre les demi-finales à Paris est un événement qui restera gravé dans les annales du tennis mondial. «C’est comme un événement historique, une semaine incroyable», a déclaré Gaudio. Nalbadian, Coria et Gaudio ont le même rêve : devenir le premier Argentin à s’imposer en Grand Chelem depuis la victoire de Vilas en 1979 à l’Open d’Australie.
La domination du tennis argentin a ses motivations. Grand favori du tournoi, Guillermo Coria, tête de série numéro 3, voit dans le succès argentin à Paris une conséquence de la mauvaise santé économique de son pays. «L’Argentine connaît en ce moment de gros problèmes économiques, mais tout le monde nous soutient, la fédération de tennis comme nos familles», a-t-il déclaré après sa victoire sur l’Espagnol Carlos Moya en quarts de finale. «Et quand nous venons en Europe, c’est pour nous battre. C’est ça la clé de notre réussite», a jouté ce dernier.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *