Les tennismen ont leur Académie

Les tennismen ont leur Académie

Enfin une académie de tennis au Maroc. Derrière cette nouvelle structure, la première du genre dans notre pays, le club Wifaq. D’ailleurs, elle porte son nom, «Wifaq Tennis Académie». Les initiateurs de ce projet ont choisi le bon timing, début de la saison 2004-2005, pour annoncer la naissance de ce nouveau-né, tant attendu. Véritable école de tennis, elle ouvrira ses portes le 20 septembre prochain. Mais, à en croire Khalid Afif, directeur sportif en charge de cette Académie, le succès est garanti. Plus de 100 jeunes joueurs s’y sont déjà inscrits.
Pour cet ex-champion du Maroc junior et champion d’Afrique cadet, et qui a quitté le Maroc à l’âge de 16 ans, l’idée est simple, il fallait juste la concrétiser. «J’ai joué au tennis et je viens souvent au Maroc. Croyez-moi, notre pays regorge de talents, et l’on a un super climat. Il fallait juste mettre en place l’infrastructure et l’encadrement technique nécessaire pour le développement de la petite balle jaune», a déclaré ce dernier. La concrétiser ? c’est ce que d’autres porteurs de ce genre projet n’ont pas pu faire pour diverses raisons. C’est le cas de l’ex-champion marocain, Karim Alami, qui, après avoir tout monté, a vu son projet partir en fumée. Pour ce Français, d’origine marocaine, qui a passé plus de 13 ans dans une académie de tennis près d’Avignon, en tant que directeur sportif en charge du tennis régional, il y a un vrai potentiel au Maroc, mais la petite balle jaune souffre terriblement du manque d’infrastructures. «Durant toutes les années que j’ai passées en France, nous recevions, chaque année, 60 à 80 joueurs marocains dans notre académie», a confié Afif.
Phénomène qui n’est pas nouveau. Faute d’infrastructures, de formation et d’encadrement, et de moyens techniques, de plus en plus de parents inscrivent leurs enfants dans des académies à l’étranger, notamment en France, en Espagne et aux Etats-Unis. Comparaison n’est pas raison dit-on, en France, les ligues régionales sont plus structurées. «Plus de 25 000 licenciés, soit deux fois et demie le nombre de licenciés dans tout le Maroc», a tenu à souligner ce dernier. Et d’ajouter : «J’ai adhéré à ce projet pour apporter mon expertise et mon savoir-faire pour le développement du tennis marocain».
En gestation depuis quelques années, le projet a vu le jour grâce à la volonté du club de Wifaq de doter notre pays d’une structure digne de la petite balle jaune nationale. «Mais aussi en partenariat avec plusieurs clubs», a tenu à faire remarquer Afif. Selon ce dernier, plusieurs formules sont proposées au «Wifaq Tennis Académie» : matériel pédagogique, initiation, préparation psychologique… Pour certain tennismen, des subventions seront attribuées par l’Académie. «Nous avons mis en place un budget destiné à cette catégorie de joueurs», a tenu à préciser celui-ci. Le choix est déterminé selon un certain nombre de critères, dont notamment le potentiel, la motivation, et l’entourage du joueur, autrement dit, les parents. «Par exemple, s’ils sont intéressés par la carrière de leur progéniture, s’ils veulent faire de leurs enfants de grands champions… », a-t-il expliqué. Selon Afif, le projet a été financé par plusieurs partenaires, dont notamment les filiales de la CDG (Caisse de Dépôt et de Gestion). Les tarifs d’inscriptions répondent à toutes les bourses. Ils se situent dans une fourchette allant de 1 600, pour les enfants ayant entre 5 et 6 ans, à 4 500 DH, pour les formules de compétitions à partir de 5 ans. Pour la première année, les responsables de l’Académie ont fixé comme objectif : 150 inscriptions. «On ne peut pas tout gérer», a fait remarquer Afif. Mais ils ne comptent pas s’arrêter là. «Nous allons voir la réaction des gens. Ce sera en fonction de la demande. Nous projetons d’ouvrir de nouvelles académies à travers le Royaume», a confié celui-ci.

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