Maroc 2010 vu par les managers

Maroc 2010 vu par les managers

La Coupe du monde 2010 au Maroc ? Telle est la question que les participants à une conférence-débat organisée vendredi soir par l’école HEM à Rabat. Ils étaient unanimes à répondre par l’affirmative. Oui, le Maroc dispose de tous les atouts pour gagner cette course à l’organisation du plus grand événement footbalistique de la planète. «Le Maroc, qui est mieux avancé que ne l’était le Mexique en 1986, doit faire valoir et faire savoir que sa candidature revêt à la fois plusieurs dimensions maghrébine, arabo-musulmane, africaine et aussi euro-méditerranéenne», a précisé Ali Serhrouchni, directeur du centre HEM-Rabat. Ces propos reflètent l’optimisme qui était donc de mise ce soir-là. Un sentiment renforcé par l’exposé de Youssef Benchekroun, responsable du pôle Infrastructures au sein de l’Association Morocco 2010 qui a insisté sur les différents atouts dont dispose le Maroc et qui font de lui un candidat sérieux, déterminé et passionné, pour l’organisation de cette Coupe du monde. « Toute notre stratégie repose sur le fait que c’est un Maroc nouveau, avec un esprit nouveau qui représente cette 4ème candidature ». L’impact de cette dernière sera très important sur le développement des domaines touristique et social (création de milliers d’emplois). Se basant sur des études menées par l’Association Morocco 2010, Youssef Benchekroun a précisé que les enjeux de l’organisation d’un tel événement sont d’une grande importance, puisqu’ils ont conduit plusieurs pays vers un véritable développement économique durable. Et les chiffres sont là pour le prouver. Grâce à l’organisation du mondial, le Maroc pourra bénéficier de 14 ans de progrès. Le PNB enregistrera une augmentation de 2,5 %. 700.000 emplois seront créés entre 2004 et 2010. Le flux touristique juste pour les mordus de la balle ronde pourra atteindre au moins 770.000 touristes. Enfin, la couverture médiatique avant, pendant et après le Mondial générera des bénéfices d’image équivalents à plus de 15 ans de campagnes de publicité intensives. C’est pour dire l’importance d’un tel événement. C’est pour cela que l’approche de Morocco 2010 est managériale à 100 %. Saâd Kettani, homme d’affaires averti, a été choisi pour préparer le dossier marocain. «La Coupe du monde est une affaire de sous. Pour pouvoir l’abriter, les arguments les plus solides doivent être d’ordre économique », conclut le responsable de l’association en charge de la promotion de la candidature marocaine. L’importance de l’utilisation des techniques modernes de management dans le domaine sportif a été relevée par Patrick Platter, secrétaire général du Centre international d’Etude du sport, fondation créée, il y une dizaine d’années, par la Fédération internationale de football à Neuchâtel en Suisse. « Au-delà du caractère purement sportif, les différentes manifestations sportives ont leurs propres spécificités qu’il convient d’étudier en détail», a-t-il relevé. Elles se rapportent essentiellement aux bénéfices engendrés par ces rendez-vous sportifs, par la couverture médiatique dont ils ont fait l’objet et le degré de popularité des disciplines sportives. «Il n’y a qu’à voir la course menée entre les différentes instances sportives internationales, le CIO en tête, aux sponsors pour s’en rendre compte», a expliqué l’expert suisse. Une course dans laquelle le football arrive largement en tête. A ce sujet, il a tenu à préciser que les Jeux Olympiques ne dépassent la Coupe du monde de football qu’en nombre des journalistes accrédités pour la couverture de l’événement.

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