Pour l’amour du cheval

Un sourire toujours aux lèvres et une modestie apparente mais qui cache mal une confiance en soi. Il s’agit de Badre Fakir, le secrétaire permanent de la Fédération royale marocaine des sports équestres.
Son histoire avec le cheval est digne des plus belles histoires d’amour entre l’homme et l’animal. Badre Fakir est né le 28 juillet en 1972 à Rabat. Issu d’une famille de sportifs dont le père était footballeur professionnel et amateur de boxe, c’est le cas de dire que le sport est une affaire de famille chez les Fakir. Le jeune Badre fait sa première entrée en compétition à l’âge de 11 ans, catégorie Cadets, au lendemain du championnat 1984 auquel il n’a pas participé.
L’année d’après, à savoir en 1985, il est classé 4e au championnat national. Un début des plus prometteurs puisque, au fil des années, il n’a cessé d’accumuler les brillantes prestations. Jusqu’en 1998, où il a été sacré champion du Maroc Junior dans le concours complet d’équitation qui revêt trois disciplines : le saut d’obstacles, le cross et le dressage. Une année où il a également été médaillé de bronze au saut d’obstacles pour la même catégorie. Sa première participation internationale a eu lieu en 1988 aux Pays-bas, aux côtés de l’actuel champion du Maroc, Youness Salhi et où le Maroc a été le seul pays arabe et africain à être représenté. Un an après, il participe au championnat d’Afrique à l’ex-république de Zaïre (l’actuelle République démocratique du Congo) où il est élu meilleur cavalier Junior africain. « C’était une épreuve où j’étais le seul cavalier à ne pas avoir mon propre cheval. J’ai dû me contenter de celui qu’on m’avait proposé», se souvient Badre. En 1999, Fakir est vice champion du Maroc, Senior catégorie B.
Parallèlement, Badre Fakir réussit à décrocher son bac, série B (économie) de la mission française de Rabat. Il entame des études supérieures (BTS) en Commerce international, mais il ne tarde pas à changer de cap pour faire un BTS en Tourisme et hôtellerie. Il est majeur de promotion en Gestion hôtelière et marketing en 1996. Mais déjà un autre vent souffle dans la vie du jeune champion. Son amour pour le cheval finit par l’emporter sur tout le reste. Sur la proposition notamment de son Altesse royale Lalla Amina, mais aussi de feu Moulay Driss El Ouazzani, ancien président de la fédération des sports équestres et de son président délégué actuel, Abdelhak Barakate, il intègre la fédération royale des sports équestres. « J’adorais cette discipline, et j’avais les moyens nécessaires pour bien faire. Je n’ai pas hésité une seconde à accepter ce poste qui, pour moi, est un grand honneur », remarque Badre. Un sentiment de gratitude fort louable et une confiance que Badre fait de son mieux pour mériter. « Je suis dans mon élément. Je ne me voyais nullement dans une administration ni au sein d’une entreprise. J’ai un besoin vital de mouvement, de dynamisme. Et c’est grâce à ces gens hors du commun, à leur tête Lalla Amina qui m’a toujours soutenu, que j’ai enfin pu réaliser ce dont j’ai toujours rêvé.
Je suis né avec le cheval et c’est au service de ce sport que je veux rester ». Une responsabilité dont il s’acquitte avec abnégation. En témoigne le Trophée Maroc Equestre, une manifestation qui célèbre tous les sports dont le principal acteur est le cheval. Sous le haut patronage de son altesse Royale Lalla Amina, il en est l’instigateur. Autre «exploit» du jeune Badre, le magazine spécialisé, «Maroc Equestre», premier en matière de sports au Maroc. il s’agit d’un trimestriel qui met le pied à l’étrier pour faire connaître les cavaliers et les chevaux, bel et bien de chez nous, qui marquent l’actualité hippique aussi bien marocaine qu’internationale.
Conscient que l’apprentissage n’a pas de frontières et empreint d’une modestie qui n’a d’égal que son dynamisme et sa détermination, Badre Fakir a été pendant deux ans en formation de chef de piste.
Il est actuellement en formation également pour être membre de jury et à moyen et long terme, président de jury. Objectif, présider des jurys pour des compétitions internationales. Sa passion pour ce sport, ses connaissances en la matière et son jeune âge aidant, la chevauchée d’une belle carrière ne fait que commencer.

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