Roger Lemerre le tunisien

«Le nouvel entraîneur est Roger Lemerre. Il viendra à Tunis cette semaine et il sera avec l’équipe pour son match amical contre le Portugal prévu le 12 octobre».
C’est en ces termes que s’est exprimé un responsable de la fédération tunisienne de football, annonçant officiellement la nomination de l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, limogé suite à la sortie de son équipe par la petite porte dans le dernier Mondial, où l’équipe de France n’avait remporté aucune victoire.
Une nomination précédée par celle du Portugais Humberto Cuelho qui serait en passe de devenir le sélectionneur de l’équipe d’Algérie. Une deuxième chance donc pour un Lemerre, 61 ans, et un Cuelho qui n’ont pu s’imposer dans leur encadrement respectif des Bleus et des Lions de l’Atlas. Les termes de l’accord conclu avec Lemerre n’ont pas encore été rendus publics. Celui entre Cuelho et la fédération algérienne sont toujours en négociation.
La Tunisie, qui accueillera en 2004 la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations, n’avait, quant à elle, plus d’entraîneur depuis juillet, date à laquelle Ammar Souayeh avait démissionné, citant des raisons de santé. Ainsi, l’on assiste dans les deux cas à un phénomène devenu la spécialité des pays arabes, maghrébins surtout. Au lieu d’opter pour des entraîneurs à même de garantir des résultats positifs, la Tunisie et l’Algérie ont préféré s’intéresser à des bras cassés en matière d’encadrement. Depuis la calamiteuse campagne asiatique des Bleus, Lemerre n’a cessé d’afficher son refus de démissionner. Une attitude qu’il a conservée depuis lors des longues négociations, qui se poursuivaient encore mardi, avec le président de la Fédération française (FFF), Claude Simonet, pour finaliser les conditions de son départ de la Direction technique nationale (DTN) où il est entré en 1986. Adjoint d’Aimé Jacquet lors du Mondial-98, confident des joueurs, il avait chaussé presque du jour au lendemain les bottes du patron à partir de juillet 1998. Comme joueur, il présente un bilan plus qu’honorable avec 414 matches en D1, trois titres de meilleur joueur de l’année en 1966, 1968 et 1969 avec Sedan, six sélections en équipe de France et deux finales perdues de Coupe de France avec Sedan (1965) et Nantes (1970). Mais en tant qu’entraîneur, il s’est révélé piètre communicateur, peu chaleureux est mal passé auprès du public et des médias.
Cuelho, quant à lui, s’est excellemment illustré en matière de ratages. Menant la barque de l’équipe nationale marocaine pendant des années, le Portugais ne s’est jamais imposé ni sur le plan sportif ni humain.
Et pour cause, le moteur même qui anime ce genre d’encadrant, pour qui entraîner dans un pays comme le Maroc ou l’Algérie ni autre qu’une longue période de vacances, soldée chaque fin de mois par un salaire astronomique. L’Algérie risque donc fort de subir le sort dont le Maroc a fini par se débarrasser, fort heureusement.

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