Rugby : les All Blacks sans faute

Rugby : les All Blacks sans faute

Les All Blacks, qui n’ont concédé qu’une défaite en treize matches, ont réussi une année quasi parfaite, au point d’apparaître comme les grands favoris de la Coupe du monde de rugby en 2007.
Les chiffres font frémir. Depuis 2004, les All Blacks n’ont concédé que quatre défaites en 36 matches, soit pratiquement 89 %de victoires. Et l’exercice 2006 a confirmé la tendance. Les Néo-Zélandais n’ont été battus qu’une fois (en Afrique du Sud, 21 à 20, le 9 septembre) en 13 rencontres.
Cette hégémonie induit d’ailleurs certaines réactions déplacées. Ainsi, alors que son équipe venait d’aligner, face aux Springboks le 26 août, une quinzième victoire consécutive, l’entraîneur Graham Henry avoua à demi-mot qu’il attendait une défaite, afin de voir comment se comporteraient ses joueurs dans l’adversité.
Mieux! Il confia qu’il attendait "une réaction d’orgueil" du XV de France après la large victoire de son équipe (47-3) lors du premier test-match à Lyon, le 11 novembre.
Ce jour-là, les All Blacks, victorieux des deux dernières éditions du Tri-nations, et auteurs d’un Grand Chelem lors d’une tournée dans les Iles britanniques en novembre 2004, ont anéanti le dernier foyer de résistance potentielle.
Classés n.2 par l’International board (IRB), les Français furent emportés dans un tourbillon, comme les autres. Et les sept essais encaissés, comme la défaite (23-11) lors du second test-match au Stade de France, ont contribué à entamer la confiance qui habitait l’équipe entraînée par Bernard Laporte. En fait, les Néo-Zélandais se sont appliqués à démonter tous les candidats au titre mondial depuis deux ans. Comme la France, l’Australie, l’Afrique du Sud, l’Angleterre ou l’Irlande ont encaissé au moins une fois plus de trente points. Et seuls les Springboks, qui les ont battus à trois reprises lors des six dernières confrontations, semblent capables de s’opposer à cette domination écrasante et de barrer la marche victorieuse des All Blacks vers le titre mondial après lequel ils courent depuis 1987. Eliminés en demi-finale en 1991, 1999 et 2003, battus en finale en 1995, les All Blacks ont cette fois bâti des fondations solides sur lesquelles peut se poser leur jeu de mouvement. Ils possèdent une défense de fer, une conquête très performante, notamment en mêlée fermée, et s’appuient sur quelques individualités d’exception, comme le pilier Carl Hayman, le deuxième ligne Chris Jack, mais surtout le troisième ligne Richie McCaw et le demi d’ouverture Daniel Carter. En fait, l’entraîneur Graham Henry, qui a succédé à John Mitchell après la Coupe du monde 2003, s’est efforcé de mettre en place un groupe de trente joueurs interchangeables. Deux équipes, pratiquement aussi fortes l’une que l’autre, pour rendre les All Blacks (presque) imbattables.

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