Samir Chaouki: «L’exploit du Raja en 2013 est difficile à rééditer pour un club marocain»

Samir Chaouki: «L’exploit du Raja en 2013 est difficile à rééditer pour un club marocain»

ALM : Thé ou café ?
Samir Chaouki :
Un bon thé chaud sans sucre, avec de la menthe bien verte, comme la couleur du Raja, serait le bienvenu. (Rires)

Vous avez quitté le Raja en tant que porte-parole. Pourtant, vous écrivez un livre dessus. Dima Raja ?

J’ai grandi dans une famille de Rajaouis par excellence. Mais plus que cela, je suis Rajaoui d’âme et de cœur. J’ai du sang vert. (Rires). Au fait, c’est un livre qui nous replonge dans l’épopée du Raja lors de la Coupe du monde des clubs de 2013. Le Raja de Casablanca a été vice-champion, une consécration première du genre pour un club marocain dans une compétition de niveau international. Un exploit difficile à rééditer pour un club marocain, l’édition 2014 de la Coupe du monde des clubs nous l’a malheureusement prouvé.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre?

L’ampleur de l’exploit du Raja, l’engouement populaire qu’il a suscité, l’intérêt  royal qui l’a accompagné. Ce sont autant de raisons et de faits qui m’ont poussé à écrire ce livre à partir de février 2014. D’autant que j’ai été de la partie en tant que porte-parole du club. J’avais donc une position privilégiée pour accéder aux coulisses, tout ce qui se passe avant et après les matchs ou dans les vestiaires. Cet ouvrage, qui sera présenté à la presse le 6 janvier 2015 à Casablanca, constituera ainsi un témoignage pour les générations à venir. Ce beau livre de 250 pages, grand format en impression premium, contient des photos inédites et d’autres qui ont immortalisé ce moment historique. Ecrit en trois langues (arabe, français et anglais),  il sera disponible à l’international et du coup, accessible à toutes les délégations sportives des pays hôtes du Maroc.

Un avant-goût du livre : Qu’est-ce qui vous a le plus marqué lors de cette épopée ?

Parmi les moments exceptionnels sur lesquels je m’attarde, cette proximité des membres du bureau qui s’est tissée avec les joueurs dès le deuxième match.
Les barrières sont tombées, l’ambiance bon enfant a pris le pas, la pression a cédé la place à une forte motivation des joueurs portés par l’élan populaire.  Ainsi, ce qui a permis au Raja d’aller loin dans cette compétition ce ne sont pas les primes promises, mais c’était surtout l’intensité du sentiment patriotique qui a hissé le moral des joueurs rajaouis.
 

Vous êtes un inconditionnel du Raja. Quelle place occupe le Wydad chez vous ?

J’ai d’excellentes relations avec les Wydadis. Preuve en est : ma femme est fan du club des rouges. La rivalité entre ces deux grandes équipes reste dans le cadre du terrain. Je me rappelle quand nous étions jeunes, nous partions ensemble, Rajaouis et Wydadis au terrain, la convivialité et l’esprit sportif au-dessus de tout clivage.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué en 2014 ?

Au niveau de l’économie du pays, des chantiers de réformes longtemps retardés ont été ouverts. Pour la première fois ont été prises des décisions courageuses par les gouvernants. Des décisions qui privilégient l’intérêt du pays sur les intérêts partisans et personnels. J’espère que ces chantiers aboutiront et que cet élan d’audace politique se poursuivra en 2015.

Comment allez vous aborder 2015?

Pour ma part, je compte aborder 2015 dans la joie et en restant dans l’air du temps. Tout ceci, entre autres, grâce aux technologies qui nous facilitent la vie et nous permettent d’être toujours connectés.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *