Sektioui, nouvel entraîneur de l’IRT

A la veille de son match contre le Fath de Rabat disputé samedi, comptant pour la 14ème journée du championnat de première division du Groupement national de football, l’Ittihad de Tanger a signé avec le cadre technique national Abdelhadi Sektioui. Ce contrat s’étend jusqu’à la fin de la saison en cours. Le choix, il faut le dire, est des plus délicat.
Le club caracole à la dernière place du classement avec un total de neuf points. Pour le nouvel entraîneur, il ne s’agit ni plus ni moins que «d’une réponse à un SOS lancé par un club national en difficulté. Seul un lâche ne réagirait pas à un tel appel au secours». C’est également «un grand défi» pour Abdelhadi Sektioui. Le club du détroit n’a pu glaner les trois points de la victoire qu’une seule fois cette saison. Il s’est incliné à six reprises et a totalisé six matches nuls. L’équipe compte également la plus faible défense du championnat de cette année puisqu’elle a encaissé 17 buts contre sept marqués. «Il est vrai que c’est une situation difficile, mais il ne faut pas non plus dramatiser les choses. Plusieurs autres clubs du championnat vivent les problèmes que Ittihad de Tanger, », précise le cadre technique national.
La même situation que la démission de l’ancien entraîneur tangérois a dénoncé. Dans notre édition n°288 du mercredi 25 décembre 2002, Hassan Moumen a expliqué que sa démission est «un geste de solidarité avec les joueurs tangérois, et une manière personnelle de dénoncer la façon avec laquelle le football est géré dans cette ville». L’allusion est faite aux divergences qui existaient entre le président du comité directeur du club et le président de la section football. Abdelhadi Sektioui n’a-t-il pas peur que ces divergences influent sur son travail au sein du groupe ? La réponse de ce dernier est simple. Il compte sur « un groupe de tangérois connus pour leur amour du club. Il s’agit de MM. Azzouzi, Darham, Bouras et Madani, désignés par le Wali de la ville pour assister l’IRT». Le nouveau coach mise également sur la capacité du président de la section football, Khoumsi, à sortir le club de la mauvaise passe. «C’est un mordu du foot et de l’IRT. J’ai confiance en sa bonne foi». L’objectif de Sektioui, sauver le club de la relègation. Et pour ce faire, une seule obligation, redonner confiance au groupe. «Il faut protéger les joueurs, entourer le groupe de toutes les garanties nécessaires».
Un lourd travail psychologique attend le nouvel entraîneur. «Le jeu, la technique, le psychique sont mon métier. Que les dirigeants fassent bien le leur et le club se portera à merveille», précise-t-il. Avant de conclure «Les Tricolores disent qu’impossible n’est pas français. Je dirais à mon tour qu’impossible n’est pas tangérois». Abdelhadi Sektioui a entraîné plusieurs clubs du championnat national, notamment le Hassania d’Agadir en 1994, et le Kawkab de Marrakech il y a deux années. Avec le Hassania, il a réussi à atteindre la première demi-finale de l’histoire du club depuis 36 ans. C’était en 1997. Le HUSA a perdu face aux FAR. L’année d’après, il réédite l’exploit et chute face à la Renaissance de Settat.

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