Soufiane Chiadmi crie au complot

Soufiane Chiadmi crie au complot

ALM : Une rumeur circule quant à votre exclusion du comité dirigeant du WAC par le président du club, Abdelilah El Manjra. Qu’en est-il vraiment?
Soufiane Chiadmi : Je tiens tout d’abord à préciser que Abdelilah El Manjra ne m’a pas exclu. Ceci pour la simple raison qu’il était en déplacement quant la lettre faisant état de cette exclusion m’est parvenue. D’autant que dans cette lettre, portant certes le nom du président mais qui a été écrite par d’autres, disait que j’étais seulement déchargé de mes fonctions au sein des commissions et non pas de mon poste de membre du comité. Et de toutes les manières, c’est moi qui allais quitter le comité, une fois l’Assemblée générale organisée. D’ailleurs, je n’ai plus mis les pieds au WAC depuis les incidents de juin dernier, date à laquelle cinq ou six personnes, en plus d’un membre du comité dont je me garderai de citer le nom, ont fait irruption dans une réunion que le Comité tenait et m’ont criblé d’injures.

Est-ce bien cet incident qui a provoqué votre récente démission en tant que secrétaire général du club ?
C’est bien cela. D’ailleurs, cela fait plusieurs semaines que je demandais au président d’accepter ma démission. J’avais demandé d’être libéré à trois reprises oralement, mais à chaque fois, El Manjra m’opposait un refus catégorique. Jusqu’à ce que je lui envoie une démission écrite, suite à laquelle il m’a reçu. Depuis, on cherche par tous les moyens à me déstabiliser et à provoquer ma perte. A l’incident précité, il faut ajouter la principale raison de ma démission, celle que durant toute la saison qui s’est écoulée, on n’a pas respecté la fonction de secrétaire général. A la volonté de certains de diriger le WAC de loin, en jouant aux marionnettistes, j’avais opposé ma détermination à prendre les choses en main. D’autant que c’est moi qui suis comptable en fin de compte. Quand on a cherché à me barrer la route, j’ai préféré me retirer.

Qui est « on » ?
Par amour au club comme par devoir, je préfère ne pas vous en dire plus.

Au sein même du WAC, certains vous reprochent d’avoir mal géré le dossier des recrutements, dont vous étiez responsable, et demandent à ce que vous rendiez des comptes lors de la prochaine A.G. Qu’en pensez-vous?
Il faut préciser  sur ce volet, je ne suis pas le seul à avoir eu la responsabilité de ce dossier. Les recrutements n’étaient pas l’affaire de ma seule personne, mais celle de la cellule du recrutement qui a été créée depuis le début de la dernière saison. Cette commission se composait de cinq personnes, à savoir le président El Manjra, Mohamed Zghari, directeur du club, l’ancien entraîneur Jacky Bonnevay et Ali Bennouna, membre du comité ainsi que moi-même. C’est cette commission qui avait la charge de faire le bilan de l’équipe, de choisir et proposer des noms au comité, qui avait toute la latitude de les accepter ou de les refuser. Il aurait fallu que tout ce beau monde soit sourd-muet pour que la responsabilité tombe uniquement sur moi. Mais le plus drôle, c’est que quand des éléments recrutés faisaient leur preuve au sein du club, on ne parlait jamais de Chiadmi. Mon nom n’était évoqué que quand les choses allaient mal.

Votre retrait est-il définitif ?
Je resterai toujours un fidèle wydadi. Et je resterai un fervent adhérent du club. Et si jamais on a de nouveau besoin de moi, je n’hésiterais pas à revenir. D’ailleurs, à part les pressions qu’exerçaient certains pour m’écarter, et d’après les témoignages du président lui-même, je ne crois pas être déçu. A ce propos, je tiens à dire que M. El Manjra est un bon dirigeant qui s’est beaucoup investi au service du WAC. Mais mon souhait, ainsi que celui de tous les adhérents, est qu’il reste le président de tous les wydadis, sans exception.

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