Tour d’Espagne : Zabel s’offre un doublé

Déjà vainqueur de la 10e étape lundi avant la journée de repos mardi, Zabel a remporté son deuxième succès consécutif en coiffant d’un souffle le Belge Tom Boonen et l’Espagnol Angel Edo. L’Allemand, qui avait convenu lundi que « cela avait été un miracle » de battre Alessandro Petacchi, a cette fois su se débarrasser de l’Italien avant la ligne… Après 150 kilomètres disputés à toute allure, la course s’est jouée à 14 kilomètres de l’arrivée dans les rues montantes de la ville basse à la ville haute de Cuenca et ses célèbres maisons suspendues. Cette courte mais très difficile montée classée col de 3e catégorie a fait exploser le peloton qui s’est scindé en plusieurs groupes. Courageux, Zabel a pu basculer avec le premier groupe à la poursuite de deux hommes forts David Etxebarria et Santos Gonzalez, alors que Petacchi était relégué dans un deuxième groupe. Fort d’une quarantaine d’unités seulement, le peloton des favoris est revenu sur Etxebarria et Gonzalez à 500 m de la ligne à peine. Zabel s’est imposé d’extrême justesse, les commissaires réclamant une photo de l’arrivée pour officialiser le résultat. L’Allemand, six fois maillot vert du Tour de France, s’empare ainsi du maillot… à pois rouge que les organisateurs de la Vuelta ont étrangement choisi pour désigner le leader du classement à points. Pour la course au général, l’Espagnol Isidro Nozal a une nouvelle fois montré qu’il fallait compter sur lui en passant facilement la bosse de Cuenca, qui a fait une victime de marque. L’Espagnol Manuel Beltran n’a pu accrocher le bon wagon et a perdu 1 minute et 02 secondes, ne conservant sa 3e place au général devant l’Italien Dario Frigo que de deux secondes. « C’est une bonne journée pour nous, affirme Nozal. Nous avons (avec Igor Gonzalez de Galdeano, 2e) creusé un peu l’écart sur notre plus proche adversaire au général. Tout se passe bien pour moi, mais j’avais eu du mal à terminer le Tour de France et j’espère pouvoir bien finir ici. » La 12e étape de 168,8 kilomètres entre Cuenca et Albacete présente un profil presque uniquement descendant et devait être favorable aux sprinteurs. Les favoris du général doivent toutefois se montrer vigilants, le fort vent qui balaie la Manche favorise les bordures. Par le passé, la Manche a déjà coûté cher à des prétendants au podium final.

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