Valence, champion d’Espagne

Avec sept points d’avance, Valence ne peut plus être rejoint par le Real, battu à domicile par Majorque (2-3), et le Barça, défait sur la pelouse du Celta Vigo (1-0). « C’est la victoire de l’humilité et du travail », a affirmé en pleurs le défenseur argentin Roberto Ayala à la fin de la rencontre. Entraîné par Rafael Benitez, Valence, qui disputera contre l’équipe française de Marseille la finale de la Coupe de l’UEFA, remporte son 6e titre (1942, 1944, 1947, 1971, 2002, 2004).
Avec trois finales européennes en quatre ans et deux titres nationaux en trois ans, le club de football espagnol de Valence traverse une « période historique », selon ses dirigeants, qui lui permet de porter haut ses couleurs orange et de rivaliser avec le tout puissant Real Madrid. « L’âge d’or de Valence » titrait même le quotidien El Pais de lundi à propos de l’équipe valencienne, belle mécanique qui dégage une puissance collective inhabituelle. « Cette équipe est championne d’un championnat dans lequel il y a des plus grands budgets (qu’elle) et cela parce que nous avons un grand projet. Le succès de l’équipe est dans le bloc de joueurs », analyse, euphorique, le président valencien Jaime Orti, ravi de damer le pion aux rivaux historiques de la Liga: le Real et le FC Barcelone. Hué au début de l’année par les supporteurs pour avoir fermé le robinet des transferts en raison d’une dette de 180 millions d’euros, le président Orti voit aujourd’hui sa politique entérinée par une saison qui pourrait être la meilleure de l’Histoire du club. Si le club a dégraissé l’effectif comme au Real, il a su garder une vingtaine de joueurs de haut niveau qui se connaissent et se complètent parfaitement. Les nouvelles têtes, recrues ou issues du centre de formation, sont intégrées au compte-gouttes.
Carboni et Angulo sont au club depuis 7 ans, Canizares et Albelda depuis 6 ans, Pellegrino depuis 5, Ayala, Baraja, Vicente et Aimar depuis 4. A ce groupe d’anciens, il faut ajouter deux joueurs, Mista et Curro Torres, qui étaient sous les ordres de l’entraîneur Rafael Benitez à Tenerife et qui sont arrivés à Valence en même temps que le coach qui les avait réclamés.

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