Lancé par l’AESVT : Un projet pilote pour protéger le milieu oasien à Tata et Errachidia

Lancé par l’AESVT : Un projet pilote pour protéger le milieu oasien à Tata et Errachidia

L’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre au Maroc (AESVT) a lancé la semaine dernière à Tata le projet de la «Promotion de la gestion intégrée des ressources en eau en milieu oasien».

Dans les détails, l’AESVT met en œuvre le projet de «Promotion de la gestion intégrée des ressources dans l’oasis au niveau de deux oasis modèles, Ferkla à Errachidia et Aguinane à Tata», pour protéger les oasis des répercussions du changement climatique. C’est l’un des défis et enjeux majeurs pour le Maroc qui doit être affronté en renforçant les capacités d’adaptation et de résilience pour assurer la pérennité de ces écosystèmes fragiles menacés d’extinction et la pérennité de leur environnement social.
Ce projet mené avec la population, les différents acteurs et partenaires et grâce au soutien financier de l’Union européenne, durant trois ans, adoptera une approche combinant sécurité hydrique et alimentaire et développement durable.
Selon l’AESVT, «le projet vise l’instauration d’une approche participative de la gestion intégrée des ressources en eau dans chacune des deux oasis, qui facilitera son appropriation continue et durable par la population à travers la co-élaboration d’un plan de gestion intégrée des ressources en eau, des activités à réaliser, dans le but de réduire l’exode rural des jeunes, en encourageant les initiatives de création d’entreprises dans les domaines de l’eau et de l’assainissement et en soutenant des projets types».

Espace d’équilibre fragile, qui a duré pendant des millénaires et produit d’une conjugaison remarquable entre le génie agronomique de l’homme et les aptitudes et ressources rares de la nature en milieu aride et saharien, les oasis occupent une superficie non négligeable et sont d’une d’importance capitale pour assurer la sécurité hydrique et alimentaire, comme elles constituent aussi une niche de vie et d’aisance pour une population marocaine très large.
Mais ces oasis, dépositaires d’un patrimoine culturel et naturel de valeur inestimable, qui leur a valu d’être classées en 2000, dans le réseau mondial des réserves de la biosphère (RBOSM) et qui s’avèrent être un vrai rempart contre la désertification sont sérieusement menacées par le changement climatique.
«Pour faire face à ces contraintes, les communautés oasiennes détentrices de savoirs ancestraux ont jusque-là, grâce à une gestion adaptative, apporté des réponses appropriées.

Malheureusement, depuis quelques décennies, les oasis du sud du Maroc connaissent une forte mutation et aujourd’hui, les réponses données depuis toujours ne sont plus suffisantes pour diminuer leur vulnérabilité, en raison des impacts conjugués des évolutions socio-économiques, du milieu naturel et du changement climatique, la croissance de l’urbanisation et l’intensification des usages agricoles des palmeraies modernes multiplient les pressions sur la qualité et la quantité des eaux souterraines et de surface», souligne l’AESVT.

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