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COP28 : L’action climatique au cœur des enjeux mondiaux

La COP 28 se déroule du 30 novembre au 12 décembre aux Emirats Arabes Unis sur fond de crises climatiques et géopolitiques majeures.

Crise : La COP28 démarre sur fond de crises climatique et géopolitique majeures. En effet, cette année particulièrement des records de températures ont été enregistrés rappelant l’urgence de trouver des solutions concrètes aux changements climatiques. Sans parler de la fonte des glaces qui augmente les niveaux des océans. La COP28 est un point culminant dans le processus appelé «Bilan mondial» qui permet de vérifier le chemin parcouru par le monde dans la lutte contre la crise climatique.

Du 30 novembre au 12 décembre, les yeux du monde entier seront rivés sur la COP28 qui se déroule cette année aux Emirats Arabes Unis. L’action climatique est plus que jamais une urgence en raison des signes climatiques alarmants que connaît le monde actuellement. Fonte de glaces, catastrophes naturelles, hausses record des températures… autant de phénomènes qui appellent à trouver des solutions concrètes pour faire face aux changements climatiques. «L’Antarctique a été qualifié de géant endormi, mais il est maintenant réveillé par le chaos climatique», a prévenu le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors de sa visite en Antarctique avant la COP28. La banquise de l’Antarctique est à son niveau le plus bas, révèle l’ONU indiquant que de nouveaux chiffres montrent qu’en septembre, elle était inférieure de 1,5 million de kilomètres carrés à la moyenne de la période de l’année, «une superficie à peu près équivalente à la taille du Portugal, de l’Espagne, de la France et de l’Allemagne réunis», explique la même source. Pour le SG des Nations Unies, «tout cela est synonyme de catastrophe dans le monde entier. Ce qui se passe en Antarctique ne reste pas en Antarctique. Et ce qui se passe à des milliers de kilomètres a un impact direct ici même ». Il est encore possible de limiter la hausse des températures à 1,5° C et d’éviter le pire du changement climatique. « Mais seulement par une action climatique spectaculaire et immédiate », souligne M. Guterres. Cette action englobe une réduction de 45% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2010, atteindre zéro émission nette à l’échelle mondiale d’ici 2050, une « transition juste et équitable » des combustibles fossiles (pétrole et gaz) vers les sources d’énergie renouvelables ; et des investissements accrus dans l’adaptation et la résilience au dérèglement climatique.
«Mais il y a bien plus encore, comme le respect des engagements financiers en faveur des pays en développement, l’obtention de 100 milliards de dollars de financement climatique par an et la mise en œuvre du fonds pour les pertes et préjudices, convenus l’année dernière lors de la COP27, pour assurer la justice climatique », explique l’ONU notant cependant que le rapport de synthèse des contributions déterminées au niveau national (CDN) de la CCNUCC, publié en novembre, montre que le monde ne parvient pas à maîtriser la crise climatique. Selon le chef de l’ONU «l’ambition mondiale a stagné au cours de l’année écoulée et les plans nationaux sur le climat sont manifestement mal alignés sur la science».

Engagements climatiques en Afrique : Un besoin de 2.800 milliards de dollars jusqu’en 2030

Représentant moins de 4 % des émissions mondiales de carbone, l’Afrique cherche à obtenir davantage de financement climatique de la part des pays riches et très polluants, notamment par le biais d’un nouveau fonds «pertes et dommages» qui devrait être créé lors de la COP28 et de taxes carbone sur des secteurs tels que les combustibles fossiles, le transport maritime et l’aviation. Selon le dernier rapport de la BAD sur les perspectives économiques en Afrique, la banque précise que le continent a besoin d’au moins 2.800 milliards de dollars jusqu’en 2030 pour mettre en œuvre ses engagements climatiques énoncés dans les objectifs nationaux des pays dans le cadre de l’Accord de Paris de 2015. Toutefois, les flux de financement climatique vers l’Afrique demeurent très faibles, à hauteur de 3 % du financement climatique mondial, et ont tendance à se concentrer sur des opérations à petite échelle, fragmentées et non coordonnées, principalement dans les pays à revenu intermédiaire. Lors de la COP28, la Banque africaine de développement (BAD) compte mobiliser des financements pour l’action climatique lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28) de cette année. La banque se joindra également à ses partenaires pour lancer le Consortium mondial pour les systèmes de stockage d’énergie par batterie (Global Battery Energy Storage System Consortium), une initiative conjointe avec la Fondation Rockefeller. Le Consortium vise à obtenir cinq gigawatts d’engagements d’ici fin 2024 et à mobiliser plus de quatre milliards de dollars pour réduire de manière significative le coût des technologies d’énergie renouvelable. Au cours de la COP28, la BAD consolidera aussi les engagements de financement pour son Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique (AGIA) de 10 milliards de dollars. En outre, la banque tirera parti de la COP28 pour faire progresser l’initiative de Bridgetown, un plan en faveur du climat et du développement, en organisant une session de haut niveau pour plaider en faveur de la canalisation des droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international (FMI) vers les banques multilatérales de développement et annoncer des engagements dans ce sens.

C’est le titre de la boite

cop, quèsaco ?

Convention   Il faut préciser que les conférences des Nations Unies sur le climat (COP) sont des rassemblements annuels à grande échelle au niveau gouvernemental axés sur l’action climatique. La convention de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est entrée en vigueur le 21 mars 1994 pour empêcher toute interférence humaine «dangereuse» avec le système climatique, selon l’ONU. Actuellement, elle est ratifiée par 198 pays et compte une adhésion quasi universelle. L’Accord de Paris, adopté en 2015, fonctionne comme une extension de cette convention. Plus de 60.000 délégués sont attendus à la COP28, parmi lesquels des États membres de la CCNUCC, des dirigeants de l’industrie, des jeunes militants, des représentants des communautés autochtones, des journalistes et d’autres parties prenantes.

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