Une mineure kidnappée, séquestrée et violée durant 13 jours

Une mineure kidnappée, séquestrée et violée durant 13 jours

Ont été arrêtés, dimanche dernier, par les éléments de la police judiciaire, apprend-on du directeur de l’Observatoire du nord des droits de l’Homme (ONDH), Mohamed Benaïssa, qui s’est chargé de l’affaire dès la disparition de la fille. L’un des ravisseurs avait déjà demandé la fille en mariage. Une demande rejetée par les parents de la victime arguant qu’elle est encore mineure.

Nous sommes le vendredi 12 juin. La fille venait de sortir de chez elle, en compagnie de son frère, âgé de cinq ans, pour se rendre chez l’épicier du quartier à Chefchaouen afin de faire des courses. Tout d’un coup, un grand taxi s’est arrêté devant eux. Un homme et deux femmes en ont descendu pour les enlever. Ils les ont mis rapidement à l’intérieur du taxi qui a démarré à vive allure. Seulement, à deux centaines de mètres, le chauffeur s’est arrêté et les ravisseurs ont mis l’enfant en dehors du taxi gardant uniquement la fille de seize ans. Le jeune homme et les deux femmes n’ont pas hésité à l’insulter et la violenter.

Ils lui ont même ligoté les deux mains. En route, la fille a remarqué via un panneau qu’ils ont pris la route d’Ouezzane. Dans un petit village, les ravisseurs ont conduit la fille à l’intérieur d’une demeure. Là, toujours selon les déclarations de la fille kidnappée, ils ont été accueillis par une quinquagénaire qui l’a frappée au point qu’elle a perdu connaissance.

Quand elle s’est réveillée, elle n’a pas trouvé les quatre personnes dont les deux femmes qui l’ont kidnappée, ni la quinquagénaire qui les a accueillis, mais elle s’est retrouvée devant deux nouveaux jeunes hommes. Le premier est un jeune mécanicien dans un garage situé à Bab Taza et qui l’avait déjà demandée en mariage. Seulement sa famille a refusé du fait qu’elle était encore mineure. Par vengeance, il l’a kidnappée et violée avant de la relâcher.

À ce propos, une plainte a été portée, mais le kidnappeur n’a été poursuivi qu’en état de liberté provisoire. Le second est un jeune qui demeure à Chefchaouen et qu’elle n’a jamais vu. Tous les deux ont appelé son frère par téléphone pour réclamer une rançon de dix mille dirhams pour la relâcher.

Une plainte a été portée par la famille de la fille qui n’a donné signe de vie que treize jours plus tard, le jeudi 25 juin 2015. Et les deux jeunes hommes n’ont été arrêtés que dimanche dernier. L’enquête est toujours en cours pour tirer cette affaire au clair.

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