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Londres publie la liste des comportements pouvant justifier l’expulsion


Ces comportements pourraient être opposés à tout ressortissant étranger, résidant en Grande-Bretagne ou à l’étranger, pour soit l’expulser du territoire britannique, soit lui interdire l’entrée sur le territoire britannique.
Cette liste publiée mercredi matin par le secrétaire au Home Office Charles Clarke était attendue depuis le coup de filet du 11 août, lors duquel les services de l’immigration britanniques ont mis derrière les barreaux 10 ressortissants étrangers constituant "une menace à la sécurité nationale". Parmi eux, Abou Qatada, un Jordanien d’origine palestinienne considéré comme le chef spirituel d’Al-Qaëda en Europe.
Les comportements inacceptables visés par la liste du Home Office, qui devraient notamment comprendre le fait de fomenter des actes terroristes, inciter au terrorisme ou justifier des actes terroristes, devraient permettre d’expulser de Grande-Bretagne des extrémistes musulmans installés dans le pays.
C’est la présence depuis des années d’imams, de prêcheurs ou de militants extrémistes qui a valu à Londres le sobriquet de "Londonistan".
Le tour de vis donné par Londres, décidé à revenir sur sa traditionnelle tolérance face aux discours de certains militants radicaux, a été accentué après les attentats du 7 juillet à Londres, qui ont fait 56 morts, et les attentats ratés du 21 juillet.
Interrogé sur la BBC radio mercredi matin, le maire de Londres, Ken Livingstone, a mis en garde contre un texte trop rigide qui interdirait toute liberté d’expression et tout droit de critique.
Il a ainsi estimé que le nouveau texte de loi proposé par le secrétaire au Home Office à l’approbation du parlement ne devrait pas permettre d’interdire du territoire quelqu’un comme Youssef Al-Qardaoui, un influent religieux qatari d’origine égyptienne déjà interdit de séjour aux Etats-Unis.
Youssef Al-Qardaoui, 79 ans, a déjà effectué de nombreuses visites en Grande-Bretagne, mais il a suscité la polémique en raison de ses propos justifiant les attentats-suicides en Israël.
Si la nouvelle loi contre l’incitation au terrorisme devait viser des gens comme Al-Qardaoui, "il y aurait très peu d’imams ou de militants musulmans qui seraient acceptés sur le territoire britannique, car la vaste majorité d’entre-eux s’identifient avec le combat du peuple palestinien", a plaidé le maire de Londres.
Ken Livingstone a affirmé qu’il soumettra cette nouvelle loi au "test Nelson Mandela": "si cette loi avait été en place il y a 20 ans en Grande-Bretagne, les partisans de Nelson Mandela auraient-ils été expulsés de notre pays car ils soutenaient la campagne d’attentats à la bombe contre le régime raciste d’apartheid en place en Afrique du Sud ?", s’est-il demandé.
"Si oui, alors le parlement ne devrait pas adopter cette loi car il y a des endroits dans le monde où il n’y a pas de démocratie et où il n’est pas possible d’utiliser son bulletin de vote pour obtenir un changement", a insisté le maire de Londres.

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