Formation : Les filières sur lesquelles il faut miser

Formation : Les filières sur lesquelles il faut miser

Avec ou sans le Bac, faire le choix de son avenir professionnel n’est pas une mince affaire. Moment décisif dans la vie de ces milliers de jeunes qui s’apprêtent annuellement à quitter le lycée pour intégrer un nouveau monde qui déterminera leur futur professionnel. Chaque faux pas aujourd’hui peut être payé cher le lendemain.

Pour les élèves, soucieux de suivre des formations qui offrent des débouchés variés, ils jettent leur dévolu sur les filières d’avenir identifiées par les pouvoirs publics grâce aux différents plans mis en place au cours de ces cinq dernières années.

En effet, l’accent est mis sur les filières mentionnées dans le pacte Emergence et les métiers mondiaux du Maroc, à savoir l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, le textile et cuir, l’agroalimentaire…  «Mais, il faut garder à l’esprit que les besoins du pays en ressources humaines qualifiées sont énormes et touchent tous les secteurs d’activité.

La gestion des ressources humaines, l’enseignement, les énergies renouvelables, la santé, l’audit et le conseil, la grande distribution et la vente, le tourisme, tous les secteurs ont besoin de compétences. En fait, en dépit des effets conjoncturels, quelle que soit la filière, les besoins du Royaume sont loin d’être couverts et des jeunes bien formés ont toujours leur place», souligne un consultant en ressources humaines.

De leur part, les professionnels de l’orientation soulignent que toutes les filières attirent les jeunes bacheliers. Mais, il faut juste tenir compte du type de baccalauréat. «C’est désormais une tradition ! Les titulaires d’un baccalauréat scientifique rêvent de médecine ou espèrent faire des études dans des grandes écoles d’ingénieurs. En plus de ces deux filières, de nombreux bacheliers s’orientent actuellement vers l’informatique, la gestion, le management, la finance, des filières transversales qui permettent de s’intégrer dans de nombreux secteurs de l’activité économique», explique un coach spécialisé dans l’orientation des lycéens. Par ailleurs, les cycles courts, Bac+2, genre BTS ou DUT, ont toujours la cote. Et ce pour deux raisons. Ils permettent au bachelier de décrocher un diplôme toujours demandé au niveau du marché de l’emploi et d’être rapidement opérationnel, mais aussi de poursuivre ses études grâce au système des passerelles.

En choisissant sa filière préférée, faut-il l’étudier dans le privé ou le public ? La réponse à cette question vient d’être donnée par une étude sur l’enseignement supérieur au Maroc publiée par HEM.
L’on y apprend, entre autres, que les bacheliers et leurs parents ont une très bonne perception du système grande école publique, qui allie qualité et gratuité et par rapport auquel l’accès demeure un idéal, difficile à atteindre. Pour eux, le diplôme étatique représente incontestablement l’avantage premier du système public grande école, dans la mesure où il constitue une valeur sûre attestant du mérite indiscutable du lauréat tout en offrant la garantie de l’emploi dans un large éventail d’entreprises publiques et privées.

En ce qui concerne le chapitre de la perception des écoles privées par les parents, les bacheliers et les étudiants,  cette étude révèle que l’obligation de l’assiduité est située à la première loge des avantages du système privé supérieur par toutes les cibles considérées qui semblent toutes s’accorder sur le caractère salvateur de cette mesure. La qualité de l’enseignement et celle de l’encadrement figurent souvent en deuxième rang des avantages du système privé.
Quel que soit le choix de l’élève, en concertation avec la famille et le professionnel de l’orientation, il faut prendre son temps et bien réfléchir.

«Il faut d’abord avoir un projet personnel, définir un plan d’action pour le concrétiser et choisir la voie qui mène vers sa réalisation», conseille Mustapha Faiq, directeur général d’Orientation Carrefour.

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