BMW GINA Light Visionary : Une hélice aux formes modulables

BMW GINA Light Visionary : Une hélice aux formes modulables

D’habitude, une étude de style préfigure un nouveau véhicule, une prochaine voie stylistique à suivre ou même une nouvelle conception mécanique à entamer et développer. Mais chez BMW, le dernier concept-car révélé va bien, plus loin que d’habitude, puisqu’il explore la liberté de créativité qu’offriront les «hélices» de demain. C’est dans cet esprit qu’a été développé et conçu le concept GINA Light Visionary Model qui, comme ne le laisse pas deviner facilement son nom, veut montrer qu’il serait possible –un jour peut-être– d’adapter les formes géométriques de sa «béhème» à volonté. Car, GINA n’est pas une allusion à une quelconque célébrité, comme la grande actrice italienne Gina Lollobrigida. Non, ces quatre lettres, signifient en anglais «Geometry and function In «N» Adaptations», c’est-à-dire et en traduction littérale «géométrie et fonction avec «N» possibilités d’adaptation». En d’autres termes, un véhicule au design et à la fonctionnalité modulables à volonté.
Pour cela, le concept GINA abandonne les traditionnels panneaux de carrosserie au profit d’une toile. En effet, une sorte de peau imperméable et extensible recouvre châssis, structure et organes. En fait, cette peau est divisée en 4 parties : deux habillent les parties latérales du véhicule, l’une le côté vertical de la poupe, une autre le reste de la malle arrière et la dernière, la plus grande en terme de dimension, se charge de couvrir toute la partie avant.
Etudié pour être capable de résister aux variations de température, ce patchwork de la même toile profite ainsi de sa principale caractéristique qui est la flexibilité pour justement offrir une apparence modulable. Ainsi, camouflés par ladite peau, les feux arrière composés de diodes électroluminescentes (ou LED) n’apparaissent que lorsqu’ils sont allumés. Idem pour les phares avant, qui disparaissent lorsqu’ils ne fonctionnent pas, rappelant ainsi les deux principaux mouvements d’une paupière. Mais l’inspiration humaine ne se limite pas qu’aux yeux de la GINA. Il y a également le plissage de la toile, engendré par l’ouverture en élytre des portières et que l’on pourrait assimiler à une peau ridée. Plus étrange, l’ouverture au centre du capot est peut-être destinée à exhiber le moteur, mais elle peut aussi évoquer une opération chirurgicale à cœur –ou plutôt à capot– ouvert. A l’intérieur, les deux sièges sont fixes et monoblocs, mais la console centrale est orientable vers le conducteur. A ce propos, on notera que le constructeur bavarois n’a rien laissé filtré concernant la ou les motorisations de ce concept. «La clé du développement de la mobilité future est d’être prêt à défier les conventions et notre capacité à présenter de nouvelles options», dit-on chez BMW. Au demeurant, il apparaît clairement que ce concept, aux lignes anguleuses et aux surfaces nervurées, préfigure la prochaine génération du Z4. Mais uniquement en matière de design. Car, jusqu’à preuve du contraire, ce drôle de «proto» reste assez irréaliste. Néanmoins, les voies qu’il explore ouvrent de nouvelles perspectives en matière de personnalisation de l’automobile.
Bref, avec le concept GINA Light Visionary Model, la marque à l’hélice surprend une nouvelle fois et de façon autrement plus audacieuse. La controverse sur le design de Chris Bangle et son «Flame Surfacing» semble déjà très lointaine.

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