Fiat 500 : Dolce Vita !

Fiat 500 : Dolce Vita !

Elle portait le nom italien de Mickey (« Topolino ») et elle a été la voiturette préférée du peuple. Appréciée de tout le monde, elle ne sera pourtant produite qu’à un demi-million d’exemplaires pendant près de deux décennies. Elle fut reliftée à outrance sans jamais avoir réellement subi de rides durant sa carrière. Son histoire commence en 1955, où Fiat accouche de la 600. Voiture très moderne à l’époque, au look rondouillard, elle aura tout pour séduire. Néanmoins, le tarif de la 600 ne la rendait accessible qu’à une minorité de foyers italiens. Le constructeur turinois décide alors de mettre le paquet en créant la voiture la moins chère du monde produite en série. La Fiat 500 est née.

 

Nuova 500

Arrivée sur les marchés en 1957, la nouvelle 500 est en fait une Fiat 600 aux lignes réduites. Elle ne pèse que 530 kg et possède un bloc extrêmement réduit et léger. Sans complications mécaniques, son minuscule moteur bicylindre est refroidi par air. Il garantit une maintenance très simplifiée et se montre très à l’aise en milieu urbain. La motorisation se pare, à ses tous débuts, de 13 modestes chevaux. Sans être un foudre de guerre, le petit bicylindre s’avère pétillant, mais surtout très peu exigeant et très peu gourmand. Elle fera figure de bon élève en matière de simplicité et de maniabilité et sera idéale pour la ville. Son freinage sera toutefois très peu réactif, voire aléatoire sur les premiers modèles et sa boîte dure et peu précise rendait la conduite parfois inconfortable.

 

Minuscule familiale 

Prisée par les modestes foyers italiens, elle sera à toutes les escapades estivales. Elle a accueilli à son bord la «mama», le «papa» et leur ribambelle de bambinos. A l’intérieur, elle offrait un volume de vie relativement convenable. Les banquettes arrières n’étaient toutefois pas fabriquées pour des adultes. Néanmoins, elle pouvait se targuer d’être une vraie automobile et non une petite voiturette artisanale. Réduite à sa plus simple expression, la planche du tableau de bord était carrément tôlée sur les premiers modèles et ne comportait même pas de jauge à essence. Le moteur, logé dans le coffre arrière, les bagages se rangeaient directement sous le capot. 

 

«Pot de yaourt»… mais passe-partout ! 

A cause de ses minuscules dimensions et de son côté placidement rondouillard, la Fiat 500 fut surnommée «pot de yaourt». Avec la croissance économique, sa vocation première de familiale sera reléguée au second plan. Elle endossera alors successivement le rôle de voiturette citadine avant d’être prisée par une clientèle féminine amoureuse des petites courbes mignonnes de la 500. Plus tard, avec l’amélioration du pouvoir d’achat en Italie, elle n’aura plus que le statut de seconde voiture, pratique pour les courses rapides en ville. Il faut dire que son petit gabarit inférieur à 2 mètres 90 l’aide à se garer sans problème dans des mouchoirs de poche. 

Son poids plume fait qu’elle se joue des embarras et la rend suffisamment vive pour se fondre dans la circulation. Des atouts qui lui vaudront un statut de «success story» à l’export et une longévité très peu commune. 

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