Ford : Dette réduite d’environ 10 milliards de dollars

Ford : Dette réduite d’environ 10 milliards de dollars

Le constructeur automobile américain Ford a bouclé la restructuration de sa dette obligataire pour la réduire d’environ 10 milliards de dollars, franchissant une nouvelle étape de son redressement et accentuant son avance sur ses compatriotes General Motors et Chrysler. Ford a annoncé lundi dernier avoir réduit de 9,9 milliards de dollars sa dette, par rapport aux 25,8 milliards encore supportés à la fin décembre, à l’issue d’une offre de rachat sur trois émissions obligataires.
L’opération va permettre de réduire de 500 millions de dollars par an les intérêts que paie Ford sur sa dette, a-t-il précisé dans un communiqué. «En réduisant substantiellement (sa) dette, Ford franchit une nouvelle étape vers la création d’une entreprise fascinante et viable», a commenté son numéro un Alan Mulally, cité dans le communiqué.
La nouvelle dopait l’action Ford à la Bourse de New York. Le titre prenait 9,54% à 3,56 dollars vers 14h20 GMT. Ford proposait aux investisseurs de racheter leurs titres en numéraire, moyennant une forte décote par rapport à la valeur initiale des obligations, ou de les convertir en actions Ford.
Le constructeur basé à Dearborn (Michigan, nord des Etats-Unis) a précisé qu’il déboursera 2,4 milliards de dollars en liquide et émettra 468 millions d’actions nouvelles pour financer l’opération (à comparer aux 2,4 milliards d’actions existantes) pour rembourser les investisseurs.
L’offre de Ford portait sur trois émissions, la principale étant une émission d’obligations convertibles à échéance 2036. Sur cette ligne, le groupe a fait une offre sur la totalité des obligations en circulation, représentant 4,8 milliards de dollars, et les investisseurs en ont apporté pour 4,3 milliards de dollars. A l’issue de l’opération, il restera en circulation pour environ 5,5 milliards de dollars de titres obligataires Ford, est-il précisé.
L’annonce de Ford intervient alors que les trois constructeurs automobiles nationaux sont engagés dans une difficile restructuration, rendue plus compliquée encore par la chute du marché américain.
Ford est considéré comme le moins mal en point des «Big Three» de Détroit. Le groupe n’a pas réclamé d’aide de l’Etat alors que GM et Chrysler ont reçu 17,4 milliards de dollars d’aide fédérale et sont toujours menacés de faillite, car ils ne parviennent pas à boucler des éléments-clés de leur redressement, dont la restructuration de leur dette et l’obtention de concessions des syndicats.
«En ajoutant (ses) récents accords avec le syndicat automobile UAW», Ford continue de faire la course en tête dans cette industrie en termes d’actions fortes et nécessaires pour faire face à l’effondrement actuel du marché», s’est d’ailleurs targué M. Mulally.

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