Honda Jazz : Des ventes à faire jaser la concurrence

Honda Jazz : Des ventes à faire jaser la concurrence

Tout a commencé en 2002 : la première génération de la Jazz est lancée sur les marchés d’exportation et notamment le Vieux Continent. Sa palette de teintes extérieures est limitée (pas plus de 6 couleurs), elle ne dispose pas de moteur diesel (jusqu’à ce jour d’ailleurs) et ses débuts sont timides. Mais son architecture est innovante comme le rappelle Honda dans un récent communiqué : «À son arrivée sur le marché, la Jazz innovait dans sa catégorie en adoptant la carrosserie d’un véhicule du segment B combinée à des éléments caractéristiques des compactes du segment C. Cela, en plus de son architecture intérieure intelligente profitant de la disposition centrale du réservoir de carburant, ainsi que de ses sièges magiques pour offrir une habitabilité et une modularité unique dans sa catégorie». 
Les années passent et les concessions européennes de Honda parviennent à écouler en moyenne plus de 70.000 Jazz par an. En 2005, la Jazz subissait son premier restylage de milieu de carrière, soit les moyens de prolonger son succès (répétiteur de clignotants sur la coque des rétroviseurs, bouclier avant redessiné, console centrale remaniée et équipement enrichi).
Trois ans plus tard, c’était au tour de la seconde génération de prendre le relais. Une voiture toujours à architecture de monocorps, virant même un peu plus vers le minispace. Mais par sa ligne, comme son aménagement intérieur, la Jazz deuxième du nom incarne toujours l’esprit novateur du constructeur japonais.
Aujourd’hui, la Jazz est plus qu’une recette qui marche : un best-seller qui vient de passer la barre commerciale conséquente de 500.000 exemplaires vendus sur le seul territoire européen. À noter que ce volume ne concerne pas les ventes réalisées au Japon et où la Jazz est commercialisée sous le nom de Honda Fit. On remarquera aussi qu’il aura fallu beaucoup moins d’une décennie à la Jazz pour atteindre ce seuil commercial flatteur et significatif. Mais surtout –et c’est cette analyse qu’il faudrait retenir–, la Jazz continue à batailler sans diesel, quand toutes ses rivales directes en disposent dans leurs gammes. Des rivales pour ne pas dire de sérieuses références, européennes notamment (VW Polo, Ford Fiesta, Renault Clio, Opel Corsa…). Mais également, japonaises comme la Toyota Yaris, la Nissan Micra ou encore la Suzuki Swift, qui, elles aussi, profitent de l’avantage et des bienfaits (commerciaux) du mazout sur les marchés européens. Fier des performances de sa citadine, le constructeur nippon aime à préciser qu’elle est vendue dans 115 pays et produite dans six usines différentes et bientôt sur le site de Swindon en Angleterre. Toujours courtisée par les acheteurs, la Jazz est déjà projetée vers le futur. Un bel avenir qu’elle voit teinté d’électricité. En effet, Honda a confirmé la sortie de sa Jazz hybride (essence/électrique) et ce, dès l’automne 2010. Annoncée à «un tarif attractif», la Jazz Hybrid sera sûrement un énième succès pour son constructeur.

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